- Railway to Heaven ?

« C’est sur les rails qu’est notre destinée. »
 
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 Escape (Libre)

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Onyx
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MessageSujet: Escape (Libre)   Mer 12 Jan - 3:55

( Libre, si vous voulez vous joindre à nous, vous n’avez qu’à poster au fil de l’histoire. On ne vous mangera pas. Enfin…On va essayer. )

Le soleil plombait déjà sur eux alors que les deux protagonistes s’aventuraient dans les hautes herbes. Les deux pieds dans la boue, les vêtements sales et les ongles crasseux. Décidément, chercher des plantes n’était pas réellement ce qu’Onyx pensait faire de sa journée. Et malgré tout, elle se retrouvait là, au milieu de Nulle Part – c’est le cas de le dire – à chercher des plantes dont elle ne connaissait même pas le nom avec un petit jeune qui ne savait probablement pas se battre.

« Pourquoi est-ce que j’ai du t’emmener avec moi, déjà? »

Pourquoi poser la question alors qu’elle le savait très bien? Pour meubler la conversation, très probablement. Elle leva les yeux vers le ciel, essayant de se rappeler de cette rencontre plutôt banale qui était pourtant fraiche dans sa mémoire.

~

Alors qu’elle était de passage à la Gare Centrale, qu’elle se déplaçait en espérant ne pas trop se faire remarquer auprès des autorités – puisque sa manière de faire du profit n’était pas très honnête, un jeune garçon avait attiré son attention. Un simple signe de main avait suffit. Comme quoi ça ne prend pas grand-chose pour la distraire. Onyx s’était approchée, l’air de rien, les mains dans les poches, le sac sur l’épaule.

« Vous êtes une mercenaire, pas vrai? Avait-il demandé, les yeux pétillants, le sourire aux lèvres.
- Et vous, vous êtes des autorités? Avait-elle répondu, l’air sceptique.
- Non, bien sûr que non. Je suis médecin. J’aurais un tout petit service à vous demander…
- Dites toujours.
- J’aurais besoin de plantes pour des remèdes mais on ne les trouve que dans les hautes herbes et--
- Oulah, pas si vite. Je ne pense pas que vous ayez bien saisi ce qu’est un mercenaire. Est-ce que j’ai l’air d’être une jardinière?
- Attendez, j’ai de quoi payer!
»

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour de l’argent? Beaucoup de choses, direz-vous, mais ce qui était demandé, ce n’était pas de se jeter devant le train ou d’aller décrocher la lune. Aller cueillir des plantes ne pouvait pas être si difficile. C’est sûrement son expression lorsqu’elle vit la liste des spécimens à aller chercher qui avait poussé le garçon à lui proposer de l’accompagner. Au début, elle avait cru que c’était trop risqué…

~

Maintenant, elle en était sûre. C’était la raison pour laquelle elle ne pouvait s’empêcher de présager le pire. Une mort était si vite arrivée, et en plus, ce type faisait une proie de choix pour n’importe quel prédateur naturel flemmard de se mesurer à quelqu’un qui savait se battre. Une pensée lui traversa l’esprit. Et s’il mourrait, était-elle payée quand même? Un soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle s’arrêtait, se retournant pour faire face à son interlocuteur.

« Attends. On ne peut pas aller plus loin. Il faut que je te donne un truc pour te défendre, avant, sinon c’est du suicide. »

La jeune adulte aux cheveux bleus tassa un peu le sac, dévoilant un couteau et une dague dans leurs étuis respectifs. Sa main hésita un instant mais elle finit par arrêter son choix sur le couteau. Il ne fallait pas exagérer, tout de même. Elle le retira de l’étui en cuir et le déposa à plat dans les mains du garçon aux cheveux en bataille. Même pas besoin de lui dire qu’il allait en avoir besoin. Rien que le regard qu’elle posa sur lui suffisait à lui faire comprendre. Onyx reporta son attention sur ce qui les entourait avant de demander, puisqu’ils avaient tout de même une mission à accomplir, peu importe son importance :

« Tu sais où on les retrouve, tes plantes? »

Puis, elle marqua une pause avant d’ajouter :

« Et ton nom, c’est quoi, au fait? »

[Masterplay accordé, au passage x)]


Dernière édition par Onyx le Jeu 13 Jan - 3:40, édité 1 fois
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Peace
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Mer 12 Jan - 18:01

Pour au moins la dixième fois, il dut retenir un éternuement. Les hautes herbes arrivant au menton de la plupart des gens de Nulle part, pour sa part, s’arrêtaient juste au niveau de son nez, ce qui était le truc le plus désagréable possible à ses yeux, se faire ainsi vicieusement chatouiller les narines par les extrémités sèches et piquantes de la pelouse disproportionnée, il y avait de piquer une crise. Mais il n’était pas le genre à faire ça, surtout qu’il était venu là de son propre gré. Le garçon tourna sa tête brune vers celle qui l’accompagnait lorsqu’elle lui demanda encore pourquoi il l’accompagnait. Question purement rhétorique, simplement pour lui faire comprendre à quel point il n’en avait pas envie. Mais au lieu de soupirer devant le manque total de confiance que la mercenaire avait en lui, il esquissa un petit rire un peu embarrassé :

-Désolé que je doive être dans vos pattes. C’est pour éviter que j’aie à revenir à cause d’une erreur.

Mais dans un sens, elle avait bien raison de trouver sa présence gênante. Il n’avait pas l’air de quelqu’un de bien dangereux, ou de simplement apte à survivre dans la nature dangereuse des hautes herbes. Elle avait probablement l’impression de se balader avec un lutin du père Noël à ramasser des racines plutôt que de faire ce pour quoi elle s’était enrôlée au départ, qui pouvait l’en blâmer? Il était effectivement assez faible physiquement, et doté de réflexes capricieux, c’était pourquoi il perdait de l’argent à engager un mercenaire pour ramasser de simples plantes, sinon il s’en serait chargé seul.

Il lui arrivait quelques fois de devoir partir en petite expédition botanique ainsi. Avec ses moyens actuels, ses soins se basaient exclusivement sur des ingrédients organiques. Lorsqu’il manquait de quelque chose, il pouvait souvent acheter ce qui était livré des autres gares, notamment de l’ouest. Mais lorsqu’il se mettait à manquer de plantes sauvages, c’était une toute autre affaire. Ce n’était pas la première fois qu’il devait avoir à faire avec un mercenaire pour ce genre de service, mais à chaque fois, c’était un défi à surmonter que d’en engager un. Ce jour-là, comme à chaque fois, il était sorti de sa clinique avec confiance, avec une somme d’argent qu’il gardait pour ce genre de situations, bien qu’elle ait peut-être paru assez ridicule pour un soldat à vendre. Il en repéra deux assez facilement, ainsi armés, aussi grâce à leur attitude. C’est lorsqu’il s’approcha qu’il vit à quel point ils étaient intimidants, surtout lorsque l’un d’eux lu demanda ce qu’il avait à les fixer, en termes plus fleuris disons. Il aurait bien voulu leur répondre, mais en dessous du regard des deux gars qui devaient faire trois têtes de plus que lui et trois fois sa taille, il ne put que bafouiller des excuses en s’en allant dans la direction opposée. Et ainsi de suite. Il était totalement incapable d’ainsi aborder des mercenaires aux airs aussi violents, il était bien trop intimidé. Il avait beau se dire à chaque fois qu’il devait arrêter d’essayer de faire la fine bouche et de trouver quelqu’un qui est payé pour se battre avec des airs de bienfaiteur de l’humanité, quoi. C’est alors qu’il était tombé sur ce qui semblait être sa chance, à moins qu’il se trompe. Déjà, le fait qu’elle soit une femme la rendait un peu moins intimidante, préjugé ou pas, et au point où il en était, il devait arrêter de faire des caprices. Il l’avait donc abordé avec son plus beau sourire et grâce à l’intervention divine ou on-ne-sait-quoi, elle était vraiment mercenaire, et avait accepté en plus.

C’est ainsi qu’ils s’étaient retrouvés à patauger dans la boue et dans la terre, à genou dans les hautes herbes pour ramasser des plantes. Il était venu principalement pour trouver de l’aubépine, des soucis de jardin ainsi que de la valériane, ou des proches parents. Au moins, si une fourmi géante ne s’y était pas aventuré, il savait à peu près ou les trouver de mémoire. C’est alors que sa garde du corps d’un jour s’arrêta et lui sortir quelque chose de son sac, pour s défendre. À son avis, c’était vraiment très inutile, armé ou pas, il était un repas facile, elle ne risquait que de perdre le couteau qu’elle lui tendait. Mais il appréciait tout de même l’attention, ou le fait qu’elle comprenne qu’elle ne serait pas payée s’il mourrait, logiquement. Avec l’air d’un enfant le soir de Noël il referma la main sur l’arme après l’avoir examiné puis s’exclama avec enthousiasme :

-Merci!

Il espérait juste ne pas avoir à s’en servir, sauf pour couper une branche, bonne idée. Ou des racines coriaces, c’était l’utilisation la plus légitime d’une lame à son avis. Puis il se remit à marcher, il n’avait pas envie de laisser sa clinique fermée trop longtemps parce qu’il faisait une petite balade en nature. Il mentirait également que malgré qu’il soit obligé de se faire protéger pour y aller, il aimait bien aller à l’extérieur, malgré la boue et les hautes herbes dans son nez. La mercenaire lui demanda alors une question plutôt inutile, sauf s’il était vraiment un incompétent.

-Oui oui, si elles n’ont pas été mangées.

Puis, elle lui demanda son nom. C’était plutôt inhabituel, les autres mercenaires avec qui il avait eu à faire ne s’étaient pas attardés aux présentations, ils voulaient simplement finir la chasse aux pâquerettes au plus vite. Le jeune médecin alla lui répondre lorsqu’il disparut dans les hautes herbes avec une exclamation de surprise. Non, il n’était pas tombé dans les griffes d’une taupe géante ni autre chose, il avait simplement repéré une tache jaune à ses pieds et s’était presque jeté par terre pour la voir de plus près. C’était en effet un souci des jardins, aux pétales d’une jaune vif et blanc caractéristique, idéales pour la cicatrisation de blessures légères. Sa voix provenant d’entre les herbes confirma au moins qu’il allait bien, du moins physiquement, car il semblait tout bonnement s’adresser à la fleur :

-Oh? Mais qu’est-ce que tu fais à pousser là toi?

Puis sa tête émergea des grands végétaux, la petite fleur à la main, puis il répondit avec un grand sourire,un vrai, car oui, il était réellement content d’avoir trouvé cette petite fleur, sans qu’il lui manque un pétale rien :

-Peace. Et vous madame mercenaire?
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Onyx
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Sam 15 Jan - 6:14

Onyx.
Ce mot avait franchit ses lèvres alors qu’elle fixait un point à travers les Hautes Herbes. Un léger coup d’œil à son client lui confirma qu’il avait bel et bien trouvé une des plantes qu’il avait sur sa liste. Elle n’y connaissait pas grand-chose à la botanique, mais en voyant l’attitude du garçon envers cette chose minuscule, elle se considéra chanceuse. Peut-être un effet secondaire du temps passé à Nulle Part. Certains étaient affectés plus que d’autre. Les seuls changements qu’elle avait pu remarquer dans son comportement, c’était cette manie de toujours tendre l’oreille, de toujours craindre que quelque chose ne sorte de nulle part et leur tombe dessus. Le garçon aux cheveux sombres aurait pu être en pleine discussion avec sa fleur qu’elle ne l’aurait pas remarqué tellement elle était concentrée sur ce qu’il y avait autour. Elle était tout le temps aux aguets et ça se remarquait probablement dans son attitude. Comment ne pas être à l’affut? Comment se balader dans un terrain aussi dangereux sans être porté à vouloir tout voir, vouloir tout entendre?

Pourtant, il n’y avait rien d’alarmant. Tout semblait suivre l’ordre naturel des choses – naturel dans un monde comme Nulle Part. Les bestioles semblaient se tenir tranquilles, ce qui était bien pour cueillir des fleurs sans se faire surprendre par je ne sais trop quel insecte à taille démesurée, qui en plus était, semblait-il, susceptible de manger les spécimens de plantes qu’ils devaient ramener à la gare centrale.

Étonnamment, c’était la première mission plus ou moins stressante qu’elle vivait. Étrange tout de même, compte tenu du fait qu’elle n’avait à se battre contre rien ni personne. Étrange aussi qu’elle soit si mal à l’aise alors qu’elle n’avait, pour toucher sa paye, qu’à vérifier que son client ne se fasse pas trop mal et qu’il trouve tout ce dont il avait besoin sans trop de problèmes. Peut-être était-ce ces notions de « Survivre » ou de « Protéger » qu’elle n’arrivait pas à assimiler correctement, puisque lorsqu’elle était seule, la question ne se posait même pas. Elle ne se battait même plus pour sa propre vie mais pour elle-même. Trêve de pensées personnelles, Onyx sortit de ses songes. Elle n’était pas payée pour se perdre dans les nuages.

« Dois-je en déduire que les autres plantes poussent encore plus loin que nous ne le sommes déjà? Demanda la mercenaire en regardant autour. »

La jeune femme aux cheveux teints lève la tête vers le château, toujours présent, peu importe où elle se trouve. Il semble immense, de l’endroit où elle se trouve, un peu comme la lune, visible à différentes tailles selon la nuit ou l’endroit. C’est exactement le même phénomène. Onyx s’ébroua violement. Il fallait qu’elle arrête de se perdre dans ce genre de pensées sinon Peace allait partir devant et il risquait de se faire manger n’importe quel insecte affamé. Et pourquoi ne pas regarder par terre? Avec de la chance, elle trouverait ses bottes intéressantes. Elle continua à avancer sans trop se poser de questions. Généralement, elle était capable de se retrouver un peu dans les Hautes Herbes grâce aux gares aux alentours, mais lorsqu’il fallait tracer sa route en fonction des végétaux, elle ne savait pas trop où se diriger. C’était étrange tout de même que ce sédentaire qui ne sortait que très rarement sache tout ce qu’il savait sur la botanique. Probablement était-ce un petit génie avant d’arriver à Nulle Part.

« La prochaine plante sur la liste, c’est laquelle? Demanda-t-elle en examinant la flore qui poussait au sol, tout en essayant de ne pas écraser les plantes potentielles avec ses bottes. »

[ court et plutôt mauvais, désolée D : ]
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Peace
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Sam 15 Jan - 21:29

-Enchanté Onyx, avait-il répondu plus parce que la sonorité qui lui paraissait agréable.

C’était un joli nom, sur quelqu’un d’autre, il aurait probablement trouvé le mot comme agressif, un vrai nom de mercenaire. Mais lorsqu’il l’associait avec la jeune femme qui lui avait répondu en ne cessant de fixer les hautes herbes, il prenait un son plus doux, allez y comprendre quelque chose. Elle ne semblait pas non plus s’être étonnée du fait que le jeune médecin autodidacte se mette à parler aux plantes. Bien sûr, Peace ne s’attendant pas à ce que l’une d’elles lui réponde, même à nulle part, mais c’était une habitude qu’il avait pris, probablement pour couvrir le silence des hautes herbes les premières fois. Il entendait sa propre voix et se disait que oui, il était bien vivant et conscient. Voyant qu’il n’y avait guère plus à ajouter sur le sujet et qu’ils n’étaient pas d’avance, il jeta un dernier coup d’œil au petit souci puis l’enfourna dans son sac à lui. S’il avait été seul, le garçon lui aurait probablement adressé un au revoir, mais il se retint, comme il lui arrivait parfois. Il se remit donc à marcher pour arriver à la hauteur que la mercenaire qui l’avait distancé.

Puis Onyx reprit la parole, elle voyait juste. Cela ne semblait pas lui plaire de devoir se rendre plus loin. Peut-être craignait-elle un danger quelconque? À voir ses yeux qui balayaient sans cesse les hautes herbes comme deux radars, il ne devait pas y avoir d’autres raisons. Peace avait été relativement chanceux, de toutes les fois qu’il avait dû s’approvisionner en nature ainsi, il n’avait jamais eu de rencontre fâcheuse. Bien sûr, il lui avait été donné de voir passer d’énormes bestioles comme des libellules ou des mille-pattes, mais de loin, et celles-ci ne lui avait porté aucune attention. Heureusement, car s’il se rappelait bien, ces insectes étaient carnivores. C’était une chance que de plus en plus d’ingrédients puissent être livrés des autres gares, même s’il adorait ces excursions, cela réduisait le risque de finir prédigéré par une grosse mouche.

-C’est exact, celle-ci poussait vraiment à un endroit inhabituel, répondit-il en pointant son sac, d’ailleurs, il m’en faut plusieurs autres.

Puis ils reprirent leur chemin. Selon ses souvenirs, ils n’auraient pas plus de quinze ou vingt minutes à marcher dans la boue. Il recherchait des plantes de la grosseur d’un arbuste ou avec des petites fleurs roses, elles seraient donc assez faciles à trouver, surtout si elles poussaient en talles. Il garda le silence tout en marchant, se disant que la jeune femme n’était pas là pour discuter, malgré la politesse de ses présentations, tant pis. Il pouvait très bien se passer de conversation pour un moment, il n’était pas si anxieux face au silence, avec leurs bruits de pas qui faisaient craquer les tiges en dessous de leur pieds. Alors qu’il regardait par terre à la recherche d’une quelconque touche de vert ou de rose, ses yeux se posèrent sur le couteau dans sa main. Il se demanda alors comment ce serait de pouvoir s’en servir autrement que pour arracher des racines. Il leva les yeux vers le dos de la mercenaire devant lui. Comment serait-il si s’il devait se battre tous les jours pour vivre? Il ne pouvait simplement pas se l’imaginer, il rebaissa alors ses yeux bruns vers le sol, en écartant une herbe qui venait carrément de lui entrer dans une narine. C’est alors qu’une question devant attira son attention, peut-être que la jeune femme était fatiguée de marcher, mais elle semblait réellement à s’intéresser à ce qu’il cherchait. Il énuméra donc :

-De la valériane et de l’aubépine. Ça ne devrait plus être très loin, enfin, je crois.

La première, aux fleurs roses était un sédatif efficace, ainsi qu’un placebo assez pratique lorsqu’il n’avait pas les moyens de soigner un trouble quelconque. La deuxième, petit buisson épineux avait des fleurs utiles dans les cas d’hyper-tension et de spasmes musculaires, ainsi que des feuilles aux vertus tonicardiaques. Après quelques autres minutes de marche, ils arrivèrent finalement à un des endroits dont il se souvenait. À sa grande joie, le bosquet d’aubépine semblait intact et touffu. Indiquant à son garde du corps d’un jour qu’ils étaient à destination, il se pencha et détacha un bon nombre de branches grâce à l’arme dans sa main en sifflotant. Heureusement qu’un escargot ou un monstre du genre n’était pas passé, ils auraient eu à marcher au moins une heure. Quelques soucis et une tale de valériane et ils pourraient revenir à un semblant de civilisation. Il se redressa finalement, essuyant la saleté de la lame du couteau, tout en se réjouissant :

-Vous me portez chance on dirait!

Mais son sourire se changea en interrogation lorsqu’il croisa l’expression d’onyx qui était disons dure à déchiffrer, mais c’était définitivement. Alors qu’il allait jeter à nouveau un œil au couteau pour voir s’il l’avait endommagé ou quelque chose, il entendit le craquement sonore des herbes sèches derrière et se retourna prestement. Ses yeux s’écarquillèrent de terreur alors qu’il voyait devant lui 4 paires d’yeux luisants et noirs braqués sur lui. En plus, derrière ce regard étendu, l’araignée qui allait avec, 8 pattes comprises, ses deux mandibules ou crocs, il n’avait vraiment aucune idée si elle était venimeuse, tout le set quoi. Lentement, il se mit à reculer, espérant pouvoir s’éloigner sans encombre. Il sentait ses jambes trembler, tout son corps en fait, alors que sa main se resserrait sur le manche de l’arme, jusqu’à ce qu’un relief inattendu du sol lui fasse perdre son équilibre. Il ne tomba pas, mais serra les dents en prenant conscience de son mouvement brusque. Il espéra de tout son cœur que la mercenaire lui porte un peu plus chance que cela.


Dernière édition par Peace le Mer 9 Mar - 22:24, édité 2 fois
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Onyx
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Lun 17 Jan - 3:50

Deux noms qui ne lui disaient rien du tout, bien évidemment.
Après quelques minutes de marche, Onyx jeta un coup d’œil à son client, qui semblait particulièrement à la traîne. En effet, celui-ci venait de trouver un des objets de sa recherche, et agenouillé au sol, taillait une partie du petit buisson avec son couteau. Elle le regarda faire sans parler. En effet, elle était plutôt étonnée de voir que son couteau pouvait servir à un truc du genre. Normalement, elle l’utilisait pour achever des fourmis, ou autres insectes indésirables, mais jamais elle n’aurait cru voir cette petite lame courte s’affairer sur une toute petite branche. Ce qui semblait être un sourire étira ses lèvres, alors qu’elle réalisait à quel point cette pensée était ridicule. Une lame restait une lame, peut importe qui la portait.

Alors qu’elle reportait son attention sur les alentours, un bruit à travers les herbes attira son attention. Un bruit qui ne pouvait définitivement pas provenir d’un humain. Pouvait-il s’agir d’une patrouille ou d’un groupe de nomades en déplacement? Possible, mais elle n’en était pas certaine. Le bruit semblait se rapprocher de leur position. Sur la défensive, Onyx porta instinctivement sa main à sa dague, sans qu’elle ne la tire de son étui. C’était peut-être une fausse alerte. En position de défense, les sourcils froncés, elle attendait de découvrir ce qu’était vraiment ce bruit de pas martelant le sol. Peu avant que Peace ne se relève, une araignée gigantesque sortit des fourrés, honorée de leur présence pour son dîner. Onyx déglutit, vraiment mal à l’aise.

En d’autres circonstances, elle aurait trouvé bien drôle la mine de Peace lorsqu’il entrevit son expression, mais ses pensées étaient toutes dirigées vers l’araignée. Sans attendre, elle sortit sa dague, prête à combattre. Le jeune médecin du comprendre assez rapidement le pétrin dans lequel ils se retrouvaient puisqu’il commençait déjà à reculer.

« Il s’agit d’une araignée provenant de la famille des Dipluridae, dit-elle en faisant luire la lame au soleil afin que la créature la voit. J’ai fais une présentation orale là-dessus quand j’étais jeune. »

La bestiole avait des pattes velues, un peu plus longues que son corps à deux segments, dont le premier était en forme de cercle et auquel toutes les pattes, yeux et mâchoires étaient rattachés, et d’un deuxième, plus oval, duquel provenait la toile. Le premier segment était d’un orange agressant, tandis que le deuxième était rayé, orange et noir. Les pattes, quant à elles, étaient elles aussi noires comme le jais. Tout portait à croire que la bestiole était dangereuse. Onyx n’avait jamais réellement aimé les araignées. Son premier petit-ami les adorait, leur vouait presque un culte, même. Il avait une tarentule chez lui qu’il appelait « ma chérie ». Plutôt insultant de se faire piquer sa place par une araignée. Et c’était à cause de cette fichue bestiole qu’ils avaient rompus, ce type prétextant qu’elle était jalouse de sa chérie. Quelle ironie. Maintenant qu’elle se retrouvait devant une autre de ces horreurs, Onyx ne pouvait s’empêcher d’y repenser et de vouloir étrangler cette affreuse chose à mains nues. Plus elle y repensait, néanmoins, plus elle revenait sur ses paroles, trouvant ignoble de devoir toucher à une chose aussi laide. Dague tendue vers la Dipluridae, son regard sévère portait à croire qu’elle comptait se battre, et même si elle redoutait l’issue du combat, elle ne pouvait pas résister à l’envie d’une petite bataille.

« Garde le couteau et pars, je m’en occupe, dit-elle d’un ton plus dur que celui qu’elle employait d’habitude. »

Elle ignorait si elle allait être capable de retenir cette araignée, surtout qu'elle ne se souvenait plus si elle était vénéneuse ou non. Pourtant, il fallait qu'elle ait l'air sure d'elle. Elle était une mercenaire, après tout! La jeune femme aux cheveux bleus jeta un regard à Peace pour guetter sa réaction. Il était certes plus sécuritaire pour lui s'il restait à l'écart du combat. Pourtant, il y en avait, comme ça, qui aimaient bien jouer aux héros. Il pouvait toujours rester mais franchement, c’était à ses risques et périls.
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Kid
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Mer 2 Fév - 18:10

    Kid avait claqué de la langue, comme un avertissement, l’air prêt à lancer son coutelas dans les airs. La fourmi battit des mandibules. La fourmi fit demi-tour. Kid eut un soupir soulagé. Il n’était pas rare, sur Nulle-Part, de voir surgir des hautes herbes d’immenses insectes qui, s’ils semblaient inoffensifs à des proportions normales, était autrement plus effrayants lorsqu’ils gagnaient en taille. Ici, pas d’insecticide. Ici, rien que des humains, faibles et désarmés. Ici, c’était la loi du plus fort. Alors Kid avait très tôt appris à feinter lorsqu’il était revenu, estropié. Hors de question de bondir sur la bête, hors de question, même, de se battre, comme avant, à l’ancienne, au corps à corps, juste ses poings, juste son corps. Hors de question. Ça ne lui plaisait pas, non, mais ce n’était pas comme s’il avait le choix. Le coutelas réintégra son fourreau, battant sur sa hanche au rythme de ses pas. L’air absent, il traça une croix à la base d’un des brins d’herbe. Ce n’était pas le moment de se perdre.

    Il était parti ce matin-là dans l’espoir d’atteindre rapidement les rails qui traversait le centre du pays. Arrivé là-bas, il avait eu pour projet de suivre les rails pour arriver aux confins du monde, recueillant sur feuilles toutes les notes qu’il pouvait prendre. Il avait averti la plupart de ses compagnons, avait rempli son sac de vivres et d’eau avant de s’armer de trois coutelas, au cas où. On n’est jamais trop prudent. Il avait alors disparu dans les herbes, aussi rapidement que furtivement, se coulant entre les ombres et les bruissements inquiétants. Kid n’avait pas peur. Pas là. Pas maintenant. Pas comme ça. Il connaissait trop bien les environs, avait étudié pouce par pouce le terrain. Ce n’était pas comme si il risquait quoi que ce soit. Et si jamais il rencontrait quelqu’un d’autre, il prétendrait être Nomade, la plupart du temps, on les recevait bien. C’était aussi simple que ça.

    Tout aurait pu se passer comme sur des roulettes, comme prévu. Mais non. Évidemment. Il avait fallu qu’au détour d’herbes folles, il assiste, tapi en silence au creux d’une large feuille, à l’arrivée de deux autres personnes. Si le premier lui disait vaguement quelque chose – ce qui n’était pas bon signe, ce n’était pas un pirate, il en aurait mis sa main à couper – la seconde, elle, était une Mercenaire à coup sûr, il se souvenait l’avoir déjà aperçu dans plusieurs de leur mission. Ce n’était pas bon. Pas bon du tout. Il fronça les sourcils, craignant subitement pour sa sécurité. Il savait parfaitement que si jamais elle se décidait à l’attaquer, trois coutelas ou pas trois coutelas, il ne ferait pas le poids. C’est pourquoi, tendu, caché derrière une des herbes, il guetta le moment pour s’enfuir en silence. Ça n’arriva jamais. Non bien sûr que non. On s’appelle Lowe Longabaugh et on a jamais eu de chance. C’est pour ça qu’il fallait que pile au moment où l’on décide de s’éclipser, une araignée surgisse devant les deux autres zozos. Super plan. Il ne pouvait pas décemment les laisser comme ça. Sédentaire ou pas sédentaire. Se battre contre eux étaient une chose, les laisser mourir face à une bestiole, une autre. Et il refusait d’avoir cela sur la conscience. C’est pour cela qu’il surgit en silence, se coulant dans le dos de l’homme pour lui plaquer une main sur la bouche pour éviter qu’il ne crie.

    « Toi, tu ferais mieux de courir t’abriter. Tout droit, normalement, il y a une cavité sous de gros rochers. Y a une marque blanche dessus. »

    Ses sourcils s’étaient froncés trente secondes lorsqu’il s’était penché sur l’idée de rajouter un mot gentil et puis il avait finalement secoué la tête, ôtant la main de la bouche de l’inconnu pour claudiquer vers l’araignée et la Mercenaire, l’air d’avoir un plan en tête. En fait de plan, il penchait plus pour la fuite. Tous les deux dans des sens opposés, il était plus lent, la bestiole se tournerait sans doute vers lui. Bien. Parfait. Sa planque était aussi plus proche. C’est pourquoi il se planta au côté de la Mercenaire, jaugeant en silence la taille de l’araignée.

    « C’est quand même fou d’être assez stupide pour se mettre dans des situations pareil », bougonna-t-il en sa direction tout en lui collant un coutelas dans les mains – quelle idée de se battre à mains nues. « Est-ce que tu cours vite ? »

    Et elle avait plutôt intérêt à répondre oui. Il avait tout de même un semblant d’instinct de survie.
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Peace
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Jeu 3 Fév - 14:02

Lui qui pensait qu’il avait des accès de botanique peu pertinents pour la situation, le garçon vit qu’il n’était pas seul. Même lui qui était amoureux de la science et de la connaissance, n’en avait rien à cirer de la famille de l’araignée devant lui, cette information lui serait tout à fait inutile lorsqu’il se ferait digérer de l’extérieur des heures durant, ou un truc du genre peu agréable. Il jeta un regard affolé vers la mercenaire lorsqu’elle lui ordonna de sauver sa peau. C’était insensé. Peut-être était-elle une mercenaire de haut niveau, mais d’affronter une énorme araignée en n’étant armée que d’une dague, c’était du suicide. Mais s’il restait, il risquait extrêmement sa vie et la sienne, qui serait obligée de le surveiller, lui et ses capacités réduites. Il fit tout de même non de la tête, ne pouvant se résigner à la laisser seule contre un tel ennemi, il devait bien y avoir quelque chose qu’il pouvait faire pour l’aider, non? En fait non, ils devaient fuir tous les deux, c’était le plus sage, avec de la chance, l’arachnide serait trop flemmarde pour s’en prendre à deux proies qui courraient dans tous les sens.

Il ouvrit la bouche pour lui dire d’abandonner l’idée d’affronter un tel monstre lorsque quelque chose se plaqua sur sa bouche. Et fort heureusement, car la surprise l’aurait probablement fait crier, son bref sursaut ne semblait pas avoir attiré l’attention de l’araignée qui prenait tout son temps. Pour déterminer lequel d’entre eux serait le plus succulent sans doute. Tournant un peu la tête vers l’arrière, il identifia un être humain à son plus grand soulagement et se détendit d’un iota. Il ne l’avait jamais vu, mais dans ce genre de situation, il se refusa à détailler cette personne, son temps devait être consacré à quelque chose de plus important, dans le style de sauver sa peau. L’ordre déguisé en conseil n’était que trop judicieux. Même s’il se sentait mal de devoir les abandonner tous deux, il n’avait plus très le choix. Il fit oui de la tête pour indiquer qu’il avait compris les instructions, même si sa réticence était assez visible. Il le lâcha finalement pour rejoindre Onyx, c’est là que le jeune médecin put voir qu’il boitait. Cette vue lui fit un pincement au cœur, alors qu’il se demandait s’ils s’en sortiraient.

Il secoua la tête, les gens de Nulle part avaient la couenne dure, plus durs à éliminer qu’une armée de coquerelles. Ils s’en sortiraient très bien, surtout s’il débarrassait le plancher, en tout cas, il devait s’en convaincre. Il courut donc dans la direction indiqué par l’inconnu, lentement, puis à toutes jambes, s’efforçant de ne pas regarder en arrière. Il était déjà assez dur de voir où il allait avec ces hautes herbes, il ne devait pas s’arranger pour tomber sur une autre jolie bestiole. C’est à bout de souffle que Peace se rendit à une cavité qu’il espérait être la bonne, se rendant une fois de plus compte de sa forme exécrable. Il avait bien fait de se sauver, c’était la chose la plus logique à faire. Mais comment ne pas s’inquiéter? Reprenant son souffle, penché, les mains sur les genoux, l’adolescent scruta les hautes herbes dont il sortait, mais n’arriva pas à voir un indice de ce qui se passait là-bas.

Résigné, il alla donc sous la cavité rocheuse qui, effectivement portait une marque blanche. Marquer les environs était une très bonne façon de se retrouver, si évidente que le jeune médecin se trouva incroyablement stupide de ne pas l’avoir employée auparavant. Il se trouva également sans génie d’avoir organisé ces petites expéditions inconscientes. Accroupi malgré sa petite taille pour être confortable dans cet abri improvisé, il se disait qu’il avait été très imprudent durant tout ce temps. Jamais il ne lui était arrivé quelque chose, mais il voyait très bien que c’était possible. Il aurait très bien pu faire affaire avec un nomade quelconque, ce qui serait revenu au même tarif qu’un mercenaire, à peu près. Mais non, il lui avait fallu être égoïste parce qu’il voulait aller faire son scout dans les hautes herbes les plus dangereuses jamais vues. Anxieux, il passa une main dans ses cheveux bruns alors qu’il repensait à cet inconnu claudiquant vers l’araignée, et se demanda par quel stratagème il pouvait sauver sa peau. Il avait sûrement un plan incroyable, pour être confiant comme ça. Et s’il avait bien compris la suite des évènements, il était bel et bien sorti de sa cachette pour les aider. Au moins, le garçon était heureux de voir qu’il y avait des gens bons, même s’ils risquaient de finir dans le fil d’araignée et dans son estomac, si elle en avait un.
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Onyx
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MessageSujet: Re: Escape (Libre)   Dim 17 Avr - 18:47

Après s’être assuré que Peace s’éloignait, la mercenaire se tourna vers l’araignée, prête à combattre. Elle tira la dague qu’elle portait à la taille de son étui et la fit tourner dans sa main. Elle en avait vu d’autre, des insectes. Pas des aussi gros, mais c’était comme planter son couteau dans une fourmi ou un truc du genre, non? Quoi qu’une fourmi, malgré sa taille immense, était tout de suite moins menaçante qu’une araignée géante. Malgré la gravité de la situation elle ne pouvait s’empêcher de se rappeler la première fois où elle s’était retrouvée devant un insecte. Les yeux écarquillés, elle avait regardé de tous les côtés, cherchant quelqu’un à qui dire : « Mais merde, depuis quand les fourmis ont la taille d’un rinocéros? » Bien sûr, il n’y avait personne pour lui répondre, et c’était peut-être mieux comme ça. Elle n’aurait pas supporté de perdre la face devant un de ses coéquipiers plus expérimenté, de toute façon. Bien entendu, elle avait finit par s’enfuir, ne voyant pas la nécessité de se mettre sa seule vie en danger pour tuer un insecte.

Pourtant, là, tout était différent. Si elle tentait de fuir, ce serait peine perdu puisque l’araignée prendrait pour cible soit Peace, soit elle. Il fallait donc qu’elle la tue, mais comment faire pour outrepasser ses défenses, ses crocs, ses huit pattes? Elle arrêta tout mouvement, d’abord, pour éviter que la créature ne s’énerve, et alors qu’elle pensait à un plan d’action, elle entendit un bruit sourd derrière. La main qui faisait encore tourner la dague s’arrêta et la mercenaire tourna lentement la tête.

« Je t’avais pourtant dit d’aller te planquer! »

Siffla-t-elle à l’intention de Peace. Pourtant, celui-ci n’était plus là. Elle pouvait percevoir un léger mouvement dans les herbes signe qu’il était partie au pas de course. Bien. La jeune femme se tourna de nouveau vers l’araignée et aperçu enfin le nouvel arrivant, qui semblait découragé de la voir ainsi essayer de se mesurer à une créature aussi énorme. La jeune femme aux cheveux mauves pinça les lèvres. Elle était au moins aussi découragée que lui. Alors que l’araignée aurait pu lui tomber dessus dans une situation tout autre qu’une collecte d’herbes médicinales, il fallait qu’elle choisisse le moment où elle avait le moins d’armes en sa possession. Quelle bête mesquine, tout de même.

Au moins, elle avait sa dague. Sa dague chère à son cœur, une de ses armes de prédilection, qu’elle avait réussi à se procurer après quelques missions entant que mercenaire. Symbole éternel du travail accompli et récompensé. Elle serra un peu plus le manche de l’arme dans sa paume alors que, dans l’autre main, le type qui collait un coutelas. Équipement plus raisonnable, elle devait en convenir. Lorsqu’il lui demanda si elle courait vite, elle se redressa, étira légèrement le cou et le regarda du coin de l’œil. Réflexe qu’elle avait lorsqu’elle était piquée au vif.

« Bien sûr que oui, sinon je serais morte il y a longtemps. »

Son regard se déplaça jusqu’à l’araignée, qui commençait à piétiner le sol de ses huit pattes. S’ils ne faisaient pas quelque chose rapidement, elle ne donnait pas cher de leur peau. Mourir tuée par une araignée n’était pas vraiment la manière dont elle voulait finit. Elle serra les poings sur ses armes et se tourna de nouveau vers l’inconnu et lui fit un signe de tête.

« On court aussi? Parce que vu la distance de cette araignée, si on ne bouge pas rapidement, on va finir en bouillie! »

À ses mots, elle fit quelques par vers l’arrière pour éviter une des pattes de la bête qui venait s’écraser là où elle se tenait quelques secondes auparavant. Nouveau signe de tête. Elle laissa le type partir de son côté et profita de la confusion de l’araignée pour fuir du côté opposé. C’était probablement le plan qu’il avait en tête depuis le début. Elle ignorait comment ils feraient pour se débarrasser de la bestiole, mais dans la situation présente, elle n’avait qu’une seule option. Courir et espérer que l’araignée ne la suive pas.
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