- Railway to Heaven ?

« C’est sur les rails qu’est notre destinée. »
 
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 .Contexte.

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Admin ●● PNJ.
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Messages : 109
Date d'inscription : 28/11/2010

MessageSujet: .Contexte.   Dim 28 Nov - 5:54

« Je ne sais pas. »
« J’ai peur. »
« Il y a une gare ? »
« C’est affreux. »
« Je veux ma maman ! »
« Laissez-moi rentrer chez moi… »

« Où sommes-nous… ? »
Bonne question.


***

    J. M. Barrie n’inventa rien lorsqu’il écrivit Peter Pan. Seulement, sans doute par manque d’informations – il ne s’était jamais perdu, voyez-vous – se trompa-t-il sur bon nombre de points. Tout d’abord, malgré l’imagination fantasque de l’homme, jamais ce lieu ne s’appela Neverland. Jamais. C’est d’ailleurs un point important, croyez-moi : Tant qu’à faire, autant savoir exactement où l’on se trouve. Ici, c’est le No man’s Land le plus populaire de la planète Terre. Tout ce qui disparaît de notre monde finit invariablement par se retrouver ici. Enfants, adultes, des morts, parfois, ceux dont on ne retrouve jamais le cadavre… Il y a aussi les endormis, les doux rêveurs, les comateux. Perdus dans leur inconscient, ils en oublient le réel pour atterrir ici. Les pauvres. Ici, ce n’est pas Neverland, non. Ici c’est Nulle Part, soyez le bienvenu.

    Vous ne trouverez pas de villes dans le paysage de Nulle Part. Pas de goudron, pas de pétrole. Ici, il n’y a rien. Ne croyez pas qu’il n’y a jamais rien eu, non. Le château qui hante le ciel de ce monde en est la preuve. Les habitants d’ici pourront vous raconter toute sorte de choses à son propos. Des vraies, des moins vraies. On le dit habité par des esprits. On dit qu’il a le pouvoir de renvoyer les habitants de ce monde sur Terre. A leur vie d’avant. On dit que. On dit aussi que vingt ans ici n’est que poussière de secondes là-bas. On dit beaucoup de choses. Toujours est-il que c’est un château qui attise les convoitises : celui qui en prendra possession sera l’unique Maître de Nulle Part et il pourra gouverner ce monde sans aucun mal au vue des technologies qu’on raconte avoir vu sur le château. Du moins, c’est ce qu’on prétend. Et, après tout, il vaudrait mieux que ce soit vrai : ce fut la cause de la scission des habitants.

    Ici, les gens n’ont pas d’autres moyens de survie que la débrouillardise. Au milieu de la forêt d’herbes géantes, ils ont trouvé des chemins de fers. Des vieilles voies abandonnées, rouillées. Mais en état de marche. Et puis ils ont construit la Gare Centrale. Ils ont bâti des machines à partir de morceaux du château qui s’étaient détachés et qui parsemaient le sol. Des trains à vapeur, des extracteurs de minerais. Des machines volantes. Des trucs étranges, un peu fous, un peu fabuleux, bien loin de l’évolution de notre monde. Ils se sont organisés. L’ère de la vapeur avait commencé. La Gare Centrale a perdu de son unicité et l’on a établi des colonies au Sud, au Nord, à l’Est et à l’Ouest, toutes spécialisées dans quelque chose de bien particulier. Ils ont découvert la Mer. Ils ont découvert que les hautes herbes n’étaient pas une fatalité, que ce monde regorge de surprises. C’était un peu le système parfait. Le système sans accrocs, sans problèmes. Mais il y a toujours un mais.

    Il y eut la Grande Scission. C’était il y a dix ans, certains d’entre vous y ont peut-être participé. C’était parti de pas grand-chose, en fait, d’une broutille concernant l’attitude à adopter, quant au Château et à ses possibles habitants. Un groupe était pour l’attaque. L’autre, pour le dialogue et l’échange. Les belliqueux finirent par partir. Ils quittèrent les gares, ils s’unirent. Et puis ils durent trouver un moyen de subsister. Ils construisirent une gare sur un tronçon de voie désaffectée. Ils se construisirent des sortes d’immenses « trains-maisons » et se séparèrent en petites bandes. C’est lorsqu’une de ces bandes attaqua la Gare Centrale que l’on commença à les appeler « Pirates » et à les craindre. Il y eut beaucoup de blessés tant dans un camp que dans l’autre. Mais les attaques se poursuivirent tant envers les gares que sur les convois qui circulaient d’une gare à l’autre. Et cela fit germer chez certain de nouvelle idées. Et si nous offrions une protection au plus offrant ? Et si, contre rémunération, nous combattions pour l’un ou pour l’autre ? L’idée se répandit. Un nouveau groupe se détacha des sédentaires, bientôt rejoint par quelques pirates. Ils formèrent les Mercenaires et, de la Gare Centrale, on peut voir, par temps clair, la fumée de leur feu de camp qui s’élève, lentement, vers les nuages. D'autres, dégoûtés des luttes intestines et des humains, décidèrent, eux, de retourner à leur vie de Nomades, loin des autres, loin de tout. Il n'est toutefois pas rare de les voir surgir entre deux herbes, dans l'une ou dans l'autre des Gares. Parce qu'à Nulle Part, la solitude est dangereuse.


***

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