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 La Mer... [With Pendragon!]

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Luce Barretti
Ménestrel
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Messages : 22
Date d'inscription : 20/02/2011

MessageSujet: La Mer... [With Pendragon!]   Dim 13 Mar - 13:35

De toutes ces années passées ici à parcourir les herbes hautes, les gares à la recherche d'un peu de - Rien en fait, si ce n'est de l'inspiration? Un peu de paix intérieure, puisqu'à l'extérieur, il est toujours possible de rencontrer un conflit - j'ai chéri deux endroits: la gare centrale où j'ai rencontré Alice, Ahmed et les autres, et la gare de l'ouest. Celle où je suis arrivé par un hasard le plus complet, suivant un chemin des plus sinueux. J'y suis arrivé un soir, alors qu'avec deux autres nomades qui étaient de passage à la gare du centre, j'avais décidé de faire un bout de chemin.

Ils se nommaient Klauß, Vince et Amélie. Le premier était un jeune gaillard d'un mètre 87, fin et pourtant musclé - il avait passé une éternité - puisque le temps n'a pas vraiment de valeur ici, 'des années' seraient une expression bien désuète - à parcourir Nulle part, à aller d'une gare à l'autre, mais ne s'était jamais posé... Nulle part. Il avait une aversion pour la routine, et une peur profonde - qu'il n'aurait jamais avouée - de construire quoi que ce fut de solide. Cela lui venait de sa vie d'avant, sur Terre, semble-t-il, et cachait une blessure qu'il camouflait en montrant un caractère fort et indépendant. Il était le meneur du petit groupe.
Le second, Vince, était un peu plus petit, une silhouette forte, un visage rond et jovial - son surnom, 'Face de Lune' lui allait comme un gant, ses yeux bridés toujours rieurs sur son visage enfantin. Il était néanmoins impulsif et lorsqu'un désaccord avait lieu avec Klauß, ils en venaient souvent à se battre d'une manière... Fraternelle, si c'est possible. Il avait aussi un caractère de meneur, mais Klauß avait des capacités intellectuelles plus évidentes, et aussi, souvent les deux autres s'accordaient pour le suivre.
Quant à Amélie... Une beauté Noire comme je n'en avais jamais croisé sur Terre. Des cheveux frisés et longs qu'elle attachait toujours en queue de cheval - elle était un peu plus petit que moi - et une prestance... Bref, elle m'a intimidé de suite. Son caractère n'était pas plus calme que celui des deux autres; elle savait ce qu'elle voulait. Et pourtant quand les deux garnements qu'elle considérait comme ses frères se disputaient pour quelconque raison, elle mettait toute son énergie à tenter de les réconcilier.

J'avais rencontré tout ce petit monde à la Gare Centrale, ils venaient faire le plein de provisions, proposant leurs services pour gagner un peu d'argent - Klauß était fin cuisinier. C'est d'ailleurs comme ça que je les ai rencontrés, dans une petite auberge qui servait des repas midi et soir et qui proposait une chambre pour une somme dérisoire de coquillages. Klauß et ses comparses faisaient une escale là pour quelques jours, et cela était bien tombé car le cuistot était malade. Moi, je proposais mes services aux personnes qui n'avaient soit pas appris à lire et à écrire correctement - car là d'où ils venaient on n'allait pas à l'école - où qui savaient écrire mais pas tourner une lettre de manière formelle ou officielle. Ma guitare posée à côté de moi, dans l'auberge - je venais d'annoncer à Alice et aux autres que je partais faire le tour de Nulle Part - je sirotais ce qui ressemblait à un café quand Klauß vint vers moi et regarda mon instrument avec intérêt. J'avais levé les yeux et lui avais dit un 'bonjour' timide, absent.

"Bonjour! C'est votre guitare? Je suis le cuisinier remplaçant pour quelques jours, je peux l'essayer?"
Son ton de voix était celui d'un post-adolescent très déterminé, joyeux, insouciant. j'avais accepté de suite, et il avait sorti de l'instrument des mélodies merveilleuses. Je su que j'aurais beaucoup à apprendre de lui lorsqu'ensuite, nous restâmes de bonnes heures à parler de tout et de rien. Lui aussi cru que j'étais une fille, en me voyant de loin. (Parfois la vie ne nous fait pas de cadeaux; et parfois cela amène de belles surprises!) Nous avaient rejoints Amélie et Vince, et j'appris qu'ils étaient nomades. Ce que je ne pensais pas vraiment devenir encore; car je venais de quitter le nid, ayant appris que la Mer était aussi une réalité sur Nulle Part.
Nous partîmes quelques jours plus tard, quelques coquillages en poche; je passe les détails sur le voyage qui dura plusieurs semaines, car nous fîmes des escales dans plusieurs 'coins' de Nulle Part, et dans les autres gares. Et nous arrivâmes un après-midi sur des plaines immenses.

Des champs de céréales à perte de vue, au départ, puis en avançant un peu plus... La Mer... Cette étendue d'eau d'un bleu que depuis si longtemps, me semblait-il, j'avais oublié. Eux connaissaient déjà le monde comme leur poche, du moins, c'est ce que je croyais en les ayant suivis jusqu'ici. Nous n'avons pas parlé de la façon dont ils s'étaient perdus pour arriver ici, à Nulle Part, mais il me sembla que l'histoire de Klauß était sinon identique, très proche de la mienne. Je me souviens de ce champs entouré d'une prairie vallonnée, sur laquelle je marchais lorsqu'en contre-bas, j'aperçus l'Océan. Alors j'ai posé ma guitare sur le sable blanc et j'ai couru jusqu'à l'eau. Je suis resté un bon moment à regarder l'étendue calme et sereine. Et puis nous avons cherché un endroit; dans les hautes herbes; des matériaux pour nous construire un abris. Alors que je marchais dans les herbes hautes avec Amélie, tandis que de leur côté les garçons étaient partis également, nous aperçûmes des silhouettes dans un champs de céréales.

"Hé! S'il vous plait! Il y a des habitations dans le coin? De quoi se trouver le gîte ou le couvert?" Cria Amélie alors que nous avancions - prudemment - vers les silhouettes. Nous pensions que les alentours de la mer étaient sauvage, en arrivant. Cette rencontre allait nous poser le doute. et nous apprendre le contraire.
"Bonjour..." Répondit l'homme à qui appartenait la silhouette. Il fut bientôt rejoint par deux autres, puis trois autres. Ils semblaient se méfier de nous et ne voulaient pas dérocher une paroles. Jusqu'à ce que l'un d'eux avance et nous toise avant de poser une batterie de questions, sans répondre à la notre. Il était clair pour moi qu'ils voulaient s'assurer que nous n'étions des Pirates. Apparemment, ce ne fut pas la beauté d'Amélie qui lui posa le doute, mais plutôt ma silhouette androgyne et ma façon de parler.
"Les gars, venez, il faut qu'on cause" dit-il à ses comparses, munis de fourches et autres instruments servant à cultiver les champs. Ils partirent un long moment, s'enfonçant dans les herbes hautes et dans céréales qui cachaient ce que nous n'avions pas vu.

"Penses-tu que nous devrions retourner au point de rendez-vous sur la plage, retrouver Klauß et Vince?" Demandais-je à Amélie.
"Non, ils vont revenir. Ils se concertent pour décider s'ils nous acceptent parmi eux pour la nuit ou si nous leur paraissons dangereux." Me répondit-elle.
Nous attendîmes un bon moment, pendant lequel je me demandais si Klauß et Vince ne s'inquièteraient pas de notre absence.
Puis ils revinrent à trois, un homme qui n'était pas à leurs côtés juste avant avec eux. Il avait l'air déterminé, autoritaire. Et un soupçon plus cultivé que les autres, aussi. Je comptais sur mon costume digne d'un complet-trois-pièces - pantalon noir, foulaurd en guise de cravate, chemise claire et veste - pour me porter avantage. Si je paraissais respectable, peut-être n'aurions nous pas à justifier de notre présence ici. J'attendis qu'à notre hauteur arrivent les trois hommes et je tandis la main - naïvement.

"Bonjour. 'Lou-tché' Barretti".
Apparemment, à cette époque, mes amis nomades ne connaissaient en aucun cas l'existence de la Gare de l'Ouest.
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