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 Solal Thorfrid | Gérante de la Monnaie | Fiche terminée.

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Solal Thorfrid
Gérante de la Monnaie
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Messages : 81
Date d'inscription : 28/02/2011
Localisation : Gare du Nord

MessageSujet: Solal Thorfrid | Gérante de la Monnaie | Fiche terminée.   Mer 2 Mar - 14:42

Sédentaire

Le Commencement
    Identité : Solal Geneviève Reisenberg.
    Surnom : Thorfrid est le nom qu'elle s'est donnée en arrivant à Nulle Part. Son tempérament lui a valu le surnom d'Iceberg.
    Âge : Trente ans ; arrivée à Nulle Part il y a six ans.
    Métier : Gérante de la Monnaie de Nulle Part.
    Gare : Gare du Nord.



Bande-son I
Edvard Grieg's Death of Ase

Et sinon, de quoi t'as l'air ?
Spoiler:
 

    A l’intérieur ?
      Partisane du dialogue, Solal est pourtant arrivée après la Scission, qui la désole mais ne l'a pas étonnée. « L'esprit humain est animal, lâche, veule ; seule sa satisfaction propre lui importe. Nous-mêmes qui travaillons à bâtir ces Gares, ne nous aveuglons pas d'altruisme et de bons sentiments. Nous ne le faisons que parce que cela est absolument nécessaire à notre survie. » Ce genre de commentaires n'est réservé qu'au cercle de sa garde rapprochée, qu'elle appelle « proches » à défaut de pouvoir parler d'intimes.
      Solal est une solitaire. Le travail est le seul compagnon qu'elle requiert, bien que depuis un an ou deux elle ait laissé quelques individus de choix l'approcher. Toujours à la recherche d'amélioration et d'efficience, ses motivations profondes restent troubles. C'est son instinct de survie qui l'a d'abord faite tenir - occuper ses mains et sa tête pour oublier de penser à sa situation. Se raccrochant à l'idée qu'elle retournerait un jour chez elle, puis qu'elle n'avait pas vraiment besoin de rentrer, Solal hésite encore à penser que sa vie est désormais ici. En investissant de son temps et de son travail pour les Sédentaires, elle s'est forgée une armure et a trouvé un sens à sa vie, une énergie qu'elle n'aurait pas trouvé dans les bonheurs simples du quotidien d'avant. Elle reste pourtant incapable de vivre pleinement, de s'investir émotionnellement dans sa nouvelle vie.

      La Solal d'avant n'est pas morte, bien sûr. Avant d'être une administrative implacable, elle a été une amante, une mère ; et si les souvenirs s'effacent restent en son cœur les traces d'émotions passées et confuses. Celles-ci refont parfois surface, imprévisibles et imprévues. Le rire d'un enfant dans une petite rue sombre, le jeu du soleil parmi les feuillages, un signe anodin. Elle ne s'écroule pas en larmes, elle ne s'arrache pas les cheveux. Elle s'arrête, inspire, expire, et repart. Mais quelque part elle se souvient qu'il y a eu un avant – avant les fumées d'une sidérurgie naissante, avant les colonnes de chiffres, avant les attaques de Pirates - juste, un avant. Et parce qu'il y a eu un avant, parce que cet avant ne peut ni être nié ni être retrouvé, et parce qu'elle sait qu'elle partage cet avant avec tous les autres habitants de Nulle Part, quels qu'ils soient, Solal prend soin de ceux qui l'entourent. Elle verse des primes, chaque année, aux plus méritants ou à ceux qui sont dans le besoin et les enfants travaillant dans ses mines sont très bien traités – une de ses fiertés secrètes. Elle offre une oreille attentive à qui osera lui confier ses peurs ou ses doutes, bien que ses réponses font parfois l'effet d'une douche froide, ses talents de diplomates ne se déclenchant que lorsque la Banque, les Mines ou la Gare du Nord sont en jeu.

      Au quotidien, la blonde est quelqu'un de plus ou moins agréable à vivre, si on oublie qu'elle ne quitte l'uniforme et l'épée de service que pour se doucher et dormir. Elle se montre polie avec tous, objective au possible dans ses jugements et intéressée par ses interlocuteurs. Son humeur se montrera parfois changeante ou brusque, surtout en période de calme plat ou d'attente, où aucun challenge intellectuel ne vient entretenir les rouages de son cerveau. La meilleure démarche, dans ces cas-là, est de lui soumettre un quelconque problème pour l'occuper, et il n'est pas rare de la voir aller passer ses rares jours de congés annuels auprès des ingénieurs et des scientifiques de la Gare Centrale. On la dit notamment très intéressée par les problématiques du Château et il n'est pas rare de la voir acheter à prix d'or, avec ses ressources personnelles, des bouts qui en sont tombés. Solal ne supporte ni l'ennui ni l'inaction, mais ne supporte encore moins qu'on remette ses compétences en cause. Le bon fonctionnement de la Banque est son orgueil et sa joie et tout commentaire désagréable vous vaudra une inimité obstinée et presque irrémédiable. Son opinion des Pirates est donc hautement mauvaise : leur comportement est non-seulement égoïste et violent, mais destructeur et contre-productif, la pire des choses qui soit.


Et avant, tu faisais quoi ?
    Qu’est-ce qui vous a poussé à rester Sédentaires ? « La question ne s'est même pas posée. Il y avait du travail à faire, je l'ai fais. Je laisse aux autres l'action et l'aventure. Ce monde a besoin de gens pour le faire tourner. »

    Et ta vie, à quoi elle ressemblait, jusque là ?
Spoiler:
 

    Scène d'ouverture.
      C'était un jour comme les autres. C'est toujours un jour comme les autres. Erika et Heiðar étaient à l'école, Sveinn à l'atelier. Il faisait beau, le ciel bleu et dégagé offrait à l'Islande un matin prometteur de chaleur estivale. Solal avait eu envie de pain, de pain frais, et d'un chocolat chaud. Elle était descendue jusqu'au café du parc avant de passer à la petite pâtisserie française toute proche. Là, elle avait profité du beau temps pour s'installer en terrasse et y lire un chapitre ou deux de quelque roman dont elle s'était entichée. Un chant d'oiseaux, un vent frais aiguisaient l'air et tout semblait sourire et resplendir. Alors qu'elle s'apprêtait à repartir, une amie l'avait hélée depuis le trottoir d'en face; le passage piéton s'étalant devant elle, Solal avait traversé pour la rejoindre.
      Tout s'était passé très vite. Un pas sur le bitume, un deuxième... Et le choc. Là, derrière les genoux, où la peau est si fine et douce, le déchirement des tendons et des muscles. La douleur, la vue qui se trouble, puis le vol plané. La seconde de silence et d'or; un dernier rayon de soleil qui vient frapper la rétine. Et puis, plus rien.

      Le néant. Même pas le noir. Juste... le néant.

      Soudain, un nouveau choc, un nouveau flot de lumière et un réveil en sursauts. Haletante, en sueur, Solal se réveilla entrain de se relever. Son corps avait fonctionné tout seul. Mais elle n'était plus à Reykjavík, son sac et son manteau avaient disparus, et elle avait du gazon jusqu'aux épaules. La jeune femme se secoua, cria un bon coup et se pinça très fort, mais rien n'y fit.
      « Qu'est-ce que c'est que ce délire ? » Songea-t-elle à voix basse, tentant de se repérer dans cette flore inconnue. Il y avait... bon sang, il y avait un château au-dessus de sa tête. Un château. Un château volant. N'importe quoi.
      Au loin, sur la droite, il semblait y avoir un pic. Et sur ce pic, ses yeux croyaient distinguer des bâtiments. Mue par son instinct de survie, la jeune femme partit dans cette direction.



    Bande-son II
    God is an Astronaut's Dust and Echoes

    Et maintenant, rembobinons le film.
      Solal est née aux États-Unis, de parents juifs allemands. (Les causes qui les ont poussés à donner à leur poupon un prénom masculin et un deuxième prénom français sont inconnues; il s'agit visiblement d'une confusion linguistique qui n'a jamais frappé personne.) Une enfance heureuse, auprès d'une mère aimante et d'une myriade de frères et sœurs avec qui jouer à la maman ou à la poupée, fut suivie d'une scolarité exemplaire. Solal ne fume pas, ne boit pas, ne traîne pas avec les garçons. Solal ramène de bonnes notes à la maison et travaille toutes les fins de semaine comme caissière à l’épicerie du coin. Sa crise d'adolescence se fait à peine ressentir, rébellion factice, conformiste – une teinture de cheveux, un athéisme affecté. Pas de drame, pas d'éclat.

      A dix-huit ans, la jeune femme part étudier l'économie et les sciences sociales dans une université de la côte Est. Elle s'y détend un peu, fait la fête, se passionne de causes politiques et se crée un cercle d'amis. Son caractère se construit doucement, ouvert et altruiste, et ses yeux bleu-vert font des ravages. Les rails de sa vie semblent se mettre en place, un projet professionnel se forme, une relation approuvée par sa famille se concrétise... Quelques jours avant la remise des diplômes, entre les deux arbres d'une allée ombragée, Solal est assise sur un banc. Elle profite du vent sur sa peau, des fleurs dans les feuillages, des écureuils, des gens qui passent. La vie est douce, bien sage, bien rangée. Dans quelques semaines, elle va se marier et emménager avec son fiancé. Un premier poste de secrétariat se profile, ce n'est pas grand'chose mais c'est un début.
      Un fracas, à sa droite : la lanière d'un sac vient de lâcher. Compatissante, Solal se lève pour aider le malchanceux. Leurs doigts se frôlent, leurs regards se croisent. Choc.


    Avance rapide.
      Il s'appelle Sveinn Vilhjálmsson, a un nom imprononçable, des yeux noirs de jais et la nationalité islandaise. C'est le coup de foudre, violent et implacable, d'un amour absolu. Il repart sur son île la semaine prochaine ? Qu'à cela ne tienne. Solal plaque tout. Tout. Fiancé, famille, amis, boulot, rien ne résiste. Les restants de son emprunt universitaire passent dans un aller simple pour Reykjavík. Elle lui a à peine parlé. Il a pris son numéro mais ne l'a jamais rappelée. Elle ne sait même pas où il habite. Elle s'en fiche. La petite fille rangée n'est que fureur et joie de vivre ; l'étincelle qui l'avait épargnée ses jeunes années explose telle un feu d'artifice. Heureusement, la blonde a du plomb dans la cervelle. Deux semaines après son arrivée sur l'île, elle a un logement et deux petits boulots dans différents cafés de la ville. En parallèle, elle s'engage activement dans une ONG pour la protection de l'enfance – où, miraculeusement, Sveinn intervient aussi.
      Passons sur leurs retrouvailles. Passons sur leur mariage, leur vie commune, ses joies et ses peines. Attardons-nous peut-être sur Erika et Heiðar – si peu, si peu. Ils ne sont pas leurs enfants biologiques ; Solal est stérile. Erika est une jeune scandinave née sous X, une ravissante petite brune aux yeux bleus. Elle a neuf ans lorsque sa mère est violemment heurtée par une voiture en rentrant du parc. Son frère de cœur, Heiðar, a été adopté après le démantèlement d'un trafic d'enfant en Asie du sud-est. Au moment de l'accident de sa mère, il a onze ans et balbutie ses premiers mots depuis son arrivée en Islande, deux ans auparavant.
      Et Solal disparaît. Son corps disloqué est emmené à l'hôpital et son âme atterrit Nulle Part.


    Pause.



Bande-son III
StrangeZero's 22

    Et maintenant ?
      ...
      Comment expliquer ? Comment mettre des mots, et quels mots mettre, sur l'horreur et l'indicible ? Sur le deuil de toute une vie, d'un mariage, de deux enfants, d'une famille – et de tous les détails qui font ce que nous sommes, les toasts dominicaux, le givre sur les pavés, les cloches de l'Hallgrímskirkja. Sur le froid mordant de la solitude, sur l'incompréhension, le déni et la douleur, sur l'effort surhumain pour s'adapter, se reprendre, se recommencer ?
      Les parents de Solal avaient fui l'Holocauste et n'avaient rien en arrivant en Amérique.
      Solal avait fui sa petite vie rangée et n'avait rien en arrivant en Islande.
      Mais ces fuites avaient été volontaires. Ils auraient pu se résigner, se cacher ou se mentir. Ils avaient choisi le bond en avant. Or, Solal n'avait pas choisi son réveil à Nulle Part. Les premiers temps, elle aurait préféré être morte. Mais elle n'allait pas mourir. Non. Mourir, abandonner, se perdre à nouveau aurait été contre tout ce qui faisait qu'elle était Solal. Une seconde fois, la rage de vivre monta en ses veines, lentement mais sûrement. Les forces qui avaient aidé sa famille à traverser les siècles et les persécutions se remirent en marche. Une froide détermination barrant son front et un sentiment d'appartenance s'installèrent. Si ils avaient une chance de s'en sortir, il fallait qu'ils s'organisent. Et Solal était très douée pour l'organisation.

      La jeune femme travailla d'arrache-pied. Se perdre dans le système financier balbutiant des Gares lui permettait d'oublier – les doigts de Sveinn sur sa peau, les dessins d'Heiða et les sourires d'Erika – et lui valut l'admiration de ses pairs. Elle grimpa rapidement les échelons d'une hiérarchie qu'elle voulait réformer, apprenant rapidement que tendre le main aux pirates signifie se faire mordre les doigts et qu'elle n'aurait plus jamais d'amis. La blonde sut se montrer loyale, intransigeante et diablement efficace. Son nom finit par arriver aux oreilles de Pendragon, qui lui donna sa chance en lui confiant la gestion des mines de la Gare du Nord. Ses résultats furent excellents, car en augmentant les salaires et la sécurité des hommes, l'Iceberg gagna en popularité. La première mesure qu'elle mis en place à son arrivée fut l'uniforme. Le personnel des Mines, plus tard étendu au personnel de la Banque, se devait de porter un uniforme bleu nuit, fonctionnel et pratique, variant selon sa profession, Solal la première. Deux semaines et une attaque du Velvet plus tard, le personnel était aussi soumis à des cours d'escrime obligatoire et une équipe de mercenaire grassement payée pour les entraîner et les protéger. La jeune femme participa aussi à ces entraînements quasi-militaire et y trouva presque un certain plaisir, sinon un moyen idéal pour exprimer sa colère.

      Elle installa ses bureaux au-dessus de l'entrée-même des puits et on ne voyait que rarement les lumières s'éteindre aux fenêtres. On dit... On dit qu'elle ne dormait jamais. On dit que rien ne savait la corrompre ou l'attendrir. On dit qu'elle ne faisait confiance à personne, pas même à elle-même; et que les serrures des coffres ne s'ouvraient que selon une combinaison précise, que seule une partie de son cerveau connaissait. On dit aussi qu'elle était capable d'arracher la tête d'un homme à main nue... mais on dit beaucoup de chose. Comme elle l'expliquerait elle-même, « si faire pivoter le squelette jusqu'à provoquer une rupture de la colonne vertébrale ne devrait pas poser de problème, les oreilles et les yeux servant de prises non négligeables, le déchirement de la peau et des tendons serait plus difficile. Je ne suis qu'une faible femme, après tout. »

      Solal devint une sorte de personnalité publique, bien malgré elle. On lui demanda de se proposer aux élections, elle refusa. Elle arriva, par contre, dans le bureau du nouveau Gouverneur, un de ses rares sourires aux lèvres et un document d'une cinquantaine de pages à la main. « Permettez-moi, Monsieur, de vous présenter mes félicitations et le plan de relance des Mines que vous avez promis de mettre en place lors de votre campagne électorale. »
      Le plan fut un succès, bien qu'elle n'arriva pas à en étendre les principes – basés sur les théories X et Y de McGregor – aux autres Gares. Elle fut promue Gérante de la Monnaie, un poste aux responsabilités importantes qu'elle tient de sa main de fer – qui, précisons-le, n'est que rarement gantée de velours.


Vous

    Pseudo : Himitsu
    Âge : 21 ans :3
    Depuis quand faites-vous du rp ? Mmh, plusieurs années, mais je cherche à m'améliorer. Le temps ne fait pas tout !
    Disponibilité : Je pense poster une à deux fois par semaine Smile
    Avez-vous lu le règlement ? Done ! . Et je ne suis pas choue ! >.<;


Dernière édition par Solal Thorfrid le Jeu 10 Mar - 23:23, édité 3 fois (Raison : Ajout des bandes-sons *w*)
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MessageSujet: Re: Solal Thorfrid | Gérante de la Monnaie | Fiche terminée.   Jeu 3 Mar - 14:10

C'est. Comment dire. C'est parfait. Vraiment. Je suis tout "Buh" devant l'écran là, genre tout émerveillé. Très bon jeu parmi nous, Solal, sois la bienvenue ! ♥
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Solal Thorfrid
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MessageSujet: Re: Solal Thorfrid | Gérante de la Monnaie | Fiche terminée.   Jeu 3 Mar - 14:20

Allons, allons, je vais rosir !
La perfection n'existe pas :3

Merci beaucoup de cette validation rapide et de cet accueil chaleureux ! J'ai hâte d'entrer dans la danse.
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MessageSujet: Re: Solal Thorfrid | Gérante de la Monnaie | Fiche terminée.   

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