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 Kid → BANG BANG. That awful sound.

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Kid
Cartographe Mécano'
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Messages : 33
Date d'inscription : 20/01/2011

MessageSujet: Kid → BANG BANG. That awful sound.   Jeu 20 Jan - 8:57

P I R A T E


— Le commencement.

  • Identité : Lowe Longabaugh.
  • Surnom : Kid.
  • Âge : Seize ans.
  • Métier exercé : Ancien second d’Anastase, il est à présent cartographe/mécano, à ses heures perdues.


— Et sinon, de quoi t’as l’air ?

  • A l’intérieur ?
    T’as une sale dégaine de faussaire, le sourire de trublion, tes fossettes sur les joues t’accusent et te tuent. ‘parait que tu vois le monde comme un grand aquarium, que tu ris, que t’es rien, que tu souris, que tu soutiens. ‘parait que t’es tout. ‘parait que t’es rien.

    Même toi tu sais pas.


    Kid c’est un melting-pot dérangeant, un mélange cruel, le mix de toutes ces petites choses qui finissent par vous pousser à haïr quelqu’un. Lowe, c’est pas un type bien. Non, vraiment pas. Lowe, tu vois, il t’aime, il te déteste, il te sourit, il te crache dessus, te méprise, te désire, il te considère d’un air absent, il fait attention à toi, il te tourmente, il te fait l’amour, Lowe, tu vois, il fait tout ça, et tu n’en sais rien. Lowe a le visage d’une surface de lac calme et paisible. Lowe a le visage d’une nature morte. Pas un rictus, pas un signe avant-coureur et c’est déjà trop tard. Et tu le sais. Kid c’est un sanguin. Kid c’est un nerveux. Il frappe avant de réfléchir, il parle avant de réfléchir, il se tait avant de réfléchir. Kid c’est pas quelqu’un de fréquentable, Kid, c’est pas le gendre idéal. Violent, malpoli, irrévérencieux et vulgaire, il tire sur la corde, il pousse les extrêmes dans leurs retranchements avec la sensualité de ces boxeurs dont les poings nus s’effritent sur les mâchoires acérés de leurs adversaires. Kid, c’est un obstiné, Kid, c’est un perfectionniste. Quitte à faire quelque chose, autant le faire bien. C’est pour ça que Kid cogne, c’est pour ça que Lowe se mure dans cette vie. Parce que cogner, il fait ça bien. Et que le reste lui fait peur.

    Kid c’est un peu l’histoire tragique d’un gamin qui craignait de rencontrer la vie, d’un gamin plein de frayeurs pathétiques. Kid combat la peur par l’agressivité, la terreur par l’obéissance, l’inconnu par la loyauté. Lowe, c’est pas un grand aventurier, non, bien sûr que non. Lowe, c’est juste un suiveur, un type pouilleux qui se donne des grands airs pour masquer la loque qu’il est à l’intérieur. Jamais il ne se rebellera face aux capitaines, jamais il n’élèvera la voix, jamais il ne contredira. Non. Lowe baissera les yeux, Lowe courbera l’échine. Jamais, non plus, Lowe ne trahira. Parce que c’est plus facile d’être avec eux, parce que c’est plus simple de ne pas être seul. Parce qu’il craint sa solitude avec acuité. C’est sans doute parce que Kid est conscient de son état. Kid sait qu’il est mort et qu’il n’y a pour lui plus d’issus possible, que la seule porte de sortie serait un sommeil éternel dans ce monde étrange. Kid craint de voir les autres s’éveiller, Kid craint de les voir s’échapper de Nulle Part. Kid craint de les voir disparaître. Alors il marque. Il essaye. Il brille dans ce qu’il fait, il apprend vite, il se rend utile. Kid n’est définitivement pas stupide. Ce n’est pas une brute épaisse sans conscience, pas un mastodonte qui n’aurait pour but dans la vie que l’unique et primaire besoin de frapper. Non. Loin de là.

    Ce que voudrait Kid, c’est vivre. Pas seulement maintenant. Pas seulement dans l’instant.

    Ce que voudrait Kid, c’est qu’on se souvienne de lui.

    On pourrait parler d’ambition. On pourrait parler de volonté. Lowe parle juste d’avenir. Dans ce lieu où les souvenirs sont aussi volatiles que les papillons, il voudrait s’imprimer dans l’esprit de chacun pour subsister. C’est peut-être ça, au fond, son problème, à Kid : il ne sait vivre qu’à travers les yeux des autres. Encore et toujours. Qu’il insulte ou qu’il embrasse, c’est encore et toujours la même supplique. Regarde-moi, regarde-le. Comme une fleur avide d’eau, c’est d’attention qu’il se nourrit. Qu’elles soient haineuses ou amicales, tendres ou violentes, peu d’importance. Tout est bon à prendre. Toujours.

    C’est pour cela que, le regard perdu au loin, appuyé contre la carcasse d’un wagon, il vous lancera un sourire, tout inconnu que vous soyez. Parce que, définitivement, Lowe n’est pas quelqu’un de bien.


— Et avant, tu faisais quoi ?

  • Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir Pirate ? Bagarreur comme il l’est, Kid a juste choisi l’aventure qui lui a semblé la plus trépidante.
  • Et ta vie, à quoi elle ressemblait, jusque là ?
    Chuchotis. Chuchotis.
    Les bruits de pas sur les dalles.
    Chuchotis. Chuchotis.
    Les murmures impitoyables dans les oreilles.
    Chuchotis. Chuchotis.

    — Kid est revenu.

    Chuchotis. Chuchotis.
    Suspicion.
    Chuchotis. Chuchotis.
    Interrogation.

    — Eh bien, fantôme. Prouve-nous ton identité. Raconte-nous comment tu as disparu.

    Chuchotis. Chuchotis.
    Il baissa la tête.
    Chuchotis. Chuchotis.
    Il releva les yeux.
    Chuchotis. Chuchotis.
    La foule frémit.

    ***

    « J’sais pas trop comment expliquer ça. J’sais même pas trop si j’me souviens bien. J’ai disparu un après-midi de février et les coups de feux éclataient dans mes oreilles. Moi, j’étais même pas visé. En fait, moi, j’étais juste là par hasard. ‘parait qu’c’était Al Capone et Bugs Moran qui s’tiraient d’ssus. Moi, j’tais juste un dégât collatéral. »

    BANG.
    BANG.
    Ça y est, Kid, t’es mort.
    Ça fait bizarre, non ? Y a pas de lumière blanche, y a pas de tunnel, y a pas d’anges ou de trompettes. T’as pas dû être assez croyant dans cette vie-là – c’est pas bien dur, en même temps. Pourtant tu t’attendais pas à ça. Y a rien. C’est bête, tu vois, tu verras jamais ton bouquet de roses se faner. Tu connaitras pas l’amour de la belle Anna, tu connaitras pas le goût de son sourire ou l’odeur de ses étreintes. Tu connaitras rien. La partie est finie.
    T’es juste tout seul, mec.
    Ça y est, Kid, t’es mort.
    C’est con, toi, t’avais pas prévu ça en te levant ce matin-là.
    BANG.
    BANG.

    « C’matin-là, vous voyez, c’était le jour de la Saint-Valentin. J’avais distribué les journaux et puis, à toute vitesse, j’ai pédalé chez Anna. Anna, c’était l’amour de ma vie, c’était un parfum entêtant, c’était un sourire discret. Anna, ce matin-là, elle m’a dit, le nez plongé dans mon bouquet, de revenir lorsque celui-ci sera fané. De revenir ce jour-là, et que j’aurai un baiser. C’est con parce que je reviendrai pas. Je saurai jamais la tendresse de sa peau ou la moiteur de sa bouche. Je saurai jamais rien de tout ça. »

    BANG.
    BANG.
    Chicago pleurait, ce jour-là. C’était pas simple, en ce temps-là, la Prohibition avait grignoté les esprits, engourdissant les raisons. On dealait de l’alcool à grand coup de pistolets, on s’amusait, dans les cours de récré, à être un gangster, un vrai. On s’appelait Al Capone, Bugs Moran, on s’appelait aussi Frank Nitti ou John Dillinger, on était bandit, escroc, contrebandier. Ce n’était plus le temps des grandes conquêtes de l’Ouest, plus le temps, non plus des cow-boys et des indiens, non. Le danger était autrement plus palpable. Un cigare à la bouche, les hommes refaisaient le monde tandis que les femmes couvaient leur progéniture de leur anxiété. Non, à Chicago, ces années-là, il ne faisait pas bon vivre. Mais Lowe n’avait connu que ça.

    Il était né – comme beaucoup d’autre – dans la lumière grise et terne de l’automne de Chicago, dans le sourire tendre d’une maman aimante et celui, plus dur, plus ferme, d’un père représentant de l’ordre. Lowe n’avait pas crié, Lowe était né sans un bruit. On avait craint à l’époque qu’il ne fut muet ou même mort. Il n’en fut rien. Lowe était juste un enfant du silence. Sur les vieux clichés en noir et blanc de la clinique, on aurait pu croire, tant le bébé était petit, qu’il n’était qu’un jouet, posé là dans un beau décor. Ce n’était pas le cas. C’était un enfant, un enfant bien vivant, et les grands yeux clairs qu’il posait sur son père semblaient déjà brûler de contradictions. Il suffit d’un regard. Il suffit de pas grand-chose. Au détour de ses pupilles, Monsieur Longabaugh savait déjà que la vie serait compliquée. Il n’avait pas tout à fait tort. Mais ce n’était pas pour tout de suite.
    BANG.
    BANG.

    « J’sais pas si mon plus grand regret c’est pas de ne pas avoir regardé les doudounes de Anna quand j’ai eu l’occasion. C’est con comme ça, sans doute, mais une belle fille comme ça, on en voit pas tous les jours. Elle avait le sein timide et le regard fuyant mais dans la courbe de ses lèvres on la sentait avide de toutes les tentations. C’tait pas encore la libération des mœurs, non, mais Anna était une de ces filles qui avait les hommes à ses pieds. Et elle le savait. »

    BANG.
    BANG.
    Son enfance n’a que peu d’importance – il n’en garde d’ailleurs aucun souvenir. Là où sa vie prend du sens, c’est une année avant de mourir. Il avait rencontré Anna sur les bancs de l’église alors que, tiré à quatre épingles, il écoutait le pasteur murmurer ses prières. Elle lui avait souri. C’est tout bête, dit comme ça. C’est cliché, dit comme ça. Mais elle lui avait souri et il était tombé amoureux. Elle, ce n’était pas n’importe qui. Elle, c’était Anna, elle, c’était la fille du pasteur. Elle, c’était la nouvelle de Little Italy, l’immigrée polonaise qui fuyait une Europe assombrie, la blonde, la différente. Anna, c’était la plus belle de toutes les étrangères, l’exotique qui frappait à la porte de la routine. Anna, elle avait le plus charmant accent du monde. Et Lowe en était éperdument amoureux. Adolescent de quinze ans, il l’invita maintes fois en sortie et, même si la jeune fille était invariablement accompagnée de sa mère, il ne put que s’éprendre du charme de ses jeunes courbes. C’est peut-être pour ça que Kid ne remarqua pas.

    C’était flagrant, pourtant, et même si Ella Longabaugh, sa mère, l’avait remarqué, elle n’osait le formuler. Son mari s’était laissé corrompre. Son mari trempait dans des affaires louches. C’est ce qui perdit Lowe. C’est ce qui rendit son père fou. C’est pour cela que, son bouquet de roses entre les doigts, il pédalait à toute vitesse vers chez Anna, ruminant avec anxiété les murmures angoissés de son père. Ne t’approche pas du Cartage SMC, aujourd’hui, Lowe. Ne met pas les pieds à Lincoln Park. Rien de mieux pour aiguiser la curiosité d’un gosse. Rien de mieux pour titiller ses envies de danger. Rien de mieux. C’est pour ça qu’un sourire jusqu’aux oreilles, il alla se perdre aux alentours du 2122 North Clark Street. Il ne s’attendait pas à ça. Il ne s’attendait pas aux gangsters. Il ne s’attendait pas à eux. Il ne s’attendait pas à la main sur sa bouche, autoritaire, ni au peloton d’exécution. Collé contre le mur de briques, blotti tout contre un des hommes de Bugs Moran, il entendit des coups de feu. Et après, il n’y eut plus rien.

    On raconta qu’on avait trouvé sept corps, dans le garage. Il y en avait huit, en fait.
    BANG.
    BANG.

    « J’en faisais toujours à ma tête, vous savez. C’est ce qui me perd toujours. Ce jour-là, j’ai pas écouté mon père. Y a trois ans, c’est à Anastase que j’ai désobéi. Fatalement, ça s’retourne toujours contre moi. Je suis pas un exemple et j’suis pas en train de vous donner des leçons. Mais c’est comme ça que j’ai disparu, sachez-le : en désobéissant. »

    ***

    — Kid ?

    Il sursauta. Il releva les yeux. La fillette s’était blottie contre son genou, le fixant avec un mélange de sympathie et de crainte tant l’adolescent semblait imposant à ses yeux. Le surnom avait fleuri dans sa bouche comme une terreur informulée et il l’avait apaisée en déposant ses doigts dans ses cheveux, lui arrachant un sourire.

    — Tu veux quelque chose, Lou ?
    — Oui. Raconte-moi la fin de l’histoire. S’il te plait.

    Son sourire se figea et, l’air absent, il ne sut par où commencer.

    ***

    « J’ai débarqué ici sans espoir, tu sais. J’sais très bien que j’suis mort, là-bas. Alors je me suis fait à l’idée. Je me suis laissé porter par le courant, tu vois. J’ai fréquenté un long moment les Sédentaires. Et puis y a dix ans, je suis parti. La piraterie, ça m’attirait plus, ça sonnait plus comme un rêve de gamin, tu vois, comme un jeu. En plus sanglant. »

    Lorsque le vent caressa son visage, cette nuit là, Kid était en colère. Mais on ne raconte pas des choses pareilles à une jeune fille. On ne lui raconte pas la douleur d’être mort, l’angoisse de se savoir disparu, l’immense fureur, la rage dévorante qui saisit l’être lorsqu’on se rend compte que, pour toujours, une prairie sera notre tombe. Kid avait dû expulser toute cette colère. Kid avait cogné. Il s’était fondu dans les foules des gares, il avait vécu, avait travaillé. On n’avait su, tout d’abord, comment le nommer et puis, un des amoureux des bandits du grand ouest avait appris son nom. Longabaugh. Sundance Kid. Kid. C’était resté. Il n’avait rien dit. Il avait tout d’un enfant, encore, et il savait qu’il ne grandirait plus. Alors il n’avait rien dit. Alors il avait encaissé. Il s’était mêlé à tous ces gens. Il avait réparé les trains des Sédentaires, avait très vite appris. Et puis, comme il n’avait pas un caractère facile, les différents avaient vu le jour. Et ça ne s’était jamais réglé à l’amiable. L’apothéose avait été atteinte lorsqu’il avait brisé la mâchoire d’un conducteur qui l’avait accusé d’un disfonctionnement de son train. On l’avait congédié. Il était parti de la gare. C’était il y a dix ans.

    Il avait rejoint les Pirates un peu par hasard, un peu comme d’un rien. Un peu pour rien aussi. Il y était resté par amour. C’était stupide, dit de cette façon, encore plus stupide que son amour pour Anne, encore plus stupide que tout ce qu’on pouvait imaginer. Si Kid était resté, au fond, c’est parce qu’il aimait Anastase. Pas de ces amours charnels qu’il ne comprenait pas, pas de ces amours passionnés, qui ne l’effleurait même pas, non. Kid aimait Anastase à la façon d’un enfant tombant sous le charme d’un adulte, un amour pur, palpable et vibrant. Un amour à toute épreuve. C’est pour cela que son cœur battit plus fort lorsqu’il devint son second. C’est pour cela que son cœur bondit de joie lorsqu’il fut de toutes les missions. C’est pour cela qu’il se dévoua à lui corps et âme. Kid n’était pas le genre de personne à faire les choses à moitié. C’est pour cela qu’il n’hésita pas à sacrifier sa jambe pour sauver son capitaine, se brisant la hanche contre la masse qu’un Sédentaire lui lançait. C’est pour cela que jamais il ne lui en voulut de l’avoir laissé entre leurs mains.

    Ce n’était que les risques du métier après tout.

    « A partir de c’moment-là, tu vois, Lou, j’ai commencé à avoir peur. Ma famille, tu vois, c’est les pirates. J’me sens pas bien ailleurs, j’me sens bien nulle part. J’étais mort de peur, quand les Sédentaires m’ont attrapé, quand ils m’ont jeté dans une cellule, quand ils m’ont laissé, à moitié mort de douleur, avec ma hanche brisée. J’ai cru que plus jamais je pourrai rentrer. »

    Étendu, les yeux ouverts, le cœur à nu, il fixait les gelés de sa cellule. On l’avait jeté là, on l’avait oublié là. Et la vengeance de Kid, doucement, macérait. Il avait eu mal, au début, évidemment. Il avait souffert, les avait tous haït. Et puis, lentement, ça s’était ressoudé. Doucement, mal, douloureusement. Mais il avait pu se relever. Mais il avait pu tenir debout. Et il avait recommencé à marcher. Il avait recommencé à tourner inlassablement dans sa cellule, à étouffer, claustrophobe, épuisé. Il s’était fait. Ce qu’il avait détesté, ce qui l’avait tué, furent les coups qui pleuvaient au rythme des attaques que les pirates perpétraient. Les gardes se vengeaient comme ils pouvaient, se dira-t-il, plus tard, en relativisant. Certes. Mais ce n’était pas une raison. Alors, à la fin de la première année, il avait voulu s’échapper.

    Il lui fallu une année supplémentaire pour trouver l’occasion de mettre son plan d’évasion en action. Deux longues années, où, silencieusement, il rééduquait sa jambe à la course, à la marche, au saut, à la stabilité. Il boiterait toute sa vie, c’était certain, mais au moins pouvait-il s’en servir un moment sans ressentir avec âpreté les douleurs qui naissaient dans ses os. Alors il attendit son heure, blottit dans sa cellule, et, un jour où le gardien le crut mort, il l’assomma, lui cognant violement la tête contre le mur avec rage. Il ne sut jamais si le gardien s’en tira. Quelques minutes plus tard, il était dans les hautes herbes.

    « A ce moment là, j’ai cru mourir pour de bon. J’avais pas d’eau, pas de point de repère, j’étais un sac d’os épuisé et émacié. Rien à manger, rien à faire. J’étais juste un cadavre qui marchait. Parce que c’était ça, au fond. Avance ou crève, ils étaient à mes trousses. »

    Il aurait pu y rester. Il avait bien failli. Il avait échoué dans l’aérodrome, un peu par hasard, un peu par la force des choses. Il y avait rencontré une Nomade. Elle n’avait pas posé de question, elle n’avait rien dit. Elle l’avait laissé se blottir dans un coin, elle l’avait laissé panser ses plaies, doucement, difficilement. Et, enfin, Kid avait entrevu le bout du tunnel.

    Alors il était rentré à la gare.

    « Tu vois, mon histoire, elle n’a rien d’exceptionnelle. Je suis rentré ici, on se méfie de moi, on me déteste, on prend de la distance. Mais moi je suis heureux. Ici, c’est mon seul retour possible. »

    ***

    — Alors tu aimes Anastase ?

    Kid avait tiqué. Kid avait baissé les yeux. Kid avait frémit. Et puis il avait hoché la tête, tout doucement, comme on avoue un secret honteux.

    — Mais chut. Il ne faut pas en parler. C’est un secret.

    A jamais et pour toujours.


V O U S


  • Pseudo : S.
  • Âge : 17 ans.
  • Depuis quand faites-vous du rp ? Eeeeh. ‘sais plus.
  • Disponibilité : 5/7.
  • Avez-vous lu le règlement ? Done ! Que Kid ne s'étouffe pas en le mangeant ♥

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MessageSujet: Re: Kid → BANG BANG. That awful sound.   Jeu 27 Jan - 14:55

Que j'aime ta fiche, je vais longtemps kyatter sur la fin aussi.
C'est donc avec une grande joie que tu es validé mon très cher Kid !
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Kid → BANG BANG. That awful sound.
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