- Railway to Heaven ?

« C’est sur les rails qu’est notre destinée. »
 
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 Atze A. Lukas • Pas loin.

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Atze
Cobaye
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Messages : 15
Date d'inscription : 13/01/2011
Age : 24
Localisation : Nulle Part.

MessageSujet: Atze A. Lukas • Pas loin.   Jeu 13 Jan - 18:05

S E D E N T A I R E


— Le commencement.

  • Identité : Atze, Andreas, LUKAS.
  • Surnom : On m'appelle presque toujours Atze ; parfois Hero... ïnomane ; certains m'appelaient Stiff [= Macchabée], dans ma vie d'avant, et je l'ai déjà entendu ici, chuchoté dans mon dos. Parfois, juste Lukas.
  • Âge : Seventeen.
  • Métier : Cobaye.
  • Gare : Gare Centrale.

— Et sinon, de quoi t’as l’air ?

  • A l’intérieur ?

    J'ai l'air de rien mais, l'air de rien, je suis quelqu'un.


    Sur Nulle Part, Atze a rencontré Stanley, qui fait des recherches sur les traitements possibles des maladies qui existent ici, voire de celles qui existent dans l'autre monde mais qu'on ne peut pas soigner de la même façon sur Nulle Part. Atze est plus ou moins son cobaye, Stanley lui dit que c'est très noble de sa part. Mais Atze soupçonne Stanley de s'intéresser à autre chose, chez lui. Sa psychologie. Il l'observe tellement souvent...
    Alors Atze se demande en quoi il peut bien être intéressant.

    Atze est un peu l'enfant perdu de base. Celui que ses parents ont oublié, celui dont le quotidien dans cette sorte de Neverland a peu à peu effacé les souvenirs de son ancienne vie. C'est en tout cas ce qu'Atze veut vous faire croire.
    Atze n'aime pas répondre aux questions sur son passé. Atze n'aime pas trop non plus parler de ce qu'il est, il a beaucoup de mal à se sentir quelqu'un.

    Avant, il était... Il a oublié. Avant, il était enfant, ensuite, il est devenu un junkie sans personnalité. Il est passé à côté d'une bonne partie de sa vie puis a tenté de reprendre les choses à zéro, ici, sur Nulle Part. Il est toujours un junkie, en quelque sorte. Sans sa dose, il n'arrive pas à sourire, il n'arrive pas à avoir envie de vivre. Il se dit qu'il y a deux Atze, ou peut-être même plus. L'Atze du passé, l'Atze en manque, l'Atze qui se sent bien.
    Atze n'a pas une grande estime de lui-même, vous l'aurez compris. Il est persuadé d'avoir tout laissé dans son ancienne vie, de n'être plus qu'un organisme à peu près vivant qui s'entretient. Il ne vit pas, il survit. Mais au fond, tout au fond, il a des envies, il a encore de l'espoir. Il aimerait tant retrouver un semblant de vie, des amis — autres que Stanley, des occupations, des passions. Au fond.
    Alors il essaie tant bien que mal d'aller vers les autres, de participer à la vie commune de la Gare Centrale, d'être aimable, serviable. Ses gestes sont souvent maladroits, soit parce qu'il plane et qu'il a peur que ça se voit, qu'on le regarde de travers et qu'on le juge, soit parce qu'il n'a pas pris sa dose et que, certes, il ne souffre plus de dépendance physique, mais il n'a pas la force morale d'affronter la réalité telle qu'elle est, soit, encore, parce qu'il est physiquement très faible. Il essaie, tout de même. C'est peut-être ça qui intéresse Stanley, finalement. Sa lutte. Il lutte contre le chagrin en prenant de la drogue, il lutte contre la drogue en lui tournant le dos, mais finit toujours par revenir en chercher, il lutte contre son sentiment de culpabilité. Son sevrage se joue dans sa tête, uniquement dans sa tête. Il s'énerve souvent contre Stanley, lui qui ne dit jamais « non » quand Atze lui demande sa dose. Mais il lui répond avec calme et sagesse : « C'est à ton manque de volonté que tu devrais t'en prendre, Atze. C'est à toi de dire non, pas à moi. »

    Je manque de volonté. Je ne suis pas toujours sûr d'avoir envie de vivre. Je ne suis pas toujours sûr d'être digne de me trouver au milieu de gens biens. Je ne suis pas toujours sûr de mériter une vie sans souffrance. Je me complais peut-être là-dedans. Je fais peut-être un peu exprès de ne pas m'en sortir. Quand je fuis de chez Stanley, en me disant qu'après plusieurs jours, plusieurs semaines dans la nature et sans came, je serai sevré, je reviens toujours au bout de deux jours, parce que j'ai l'impression de devenir fou. Je manque de volonté. Je n'ai pas la volonté d'affronter la vie, alors que tout le monde autour de moi y arrive. Je suis un lâche, je ne veux pas faire face à mes souvenirs douloureux sans rien à quoi me raccrocher. J'ai trop peur, trop peur de sombrer.

    En vérité, il y a autre chose. Atze a peur de revivre, de nouer des relations, autant qu'il en a envie. Il pose des barrières auxquelles il se heurte sans arrêt. Sur ces barrières sont gravés les mots « coupable », « Alois », « infidèle ». « Passage interdit », dit une voix dans sa tête lorsqu'il regarde avec convoitise un couple sur un banc, des jeunes qui s'amusent, des gens simplement heureux de vivre. Comme il a envie, lui aussi, de retrouver le bonheur, de retrouver l'amour. Mais le faire sans Alois, ce serait une trahison abjecte. Il ne s'autorise pas à être quelqu'un sans lui. Ils étaient deux, ils ne sont plus.

    — Alors tu te condamnes à errer en solitaire, à fuir un bonheur à portée de main ? Crois-tu vraiment que c'est ce qu'il aurait voulu ? Tu pourrais cesser de te cacher Atze, le monde a envie de te voir, j'ai envie de te voir. Montre toi. Ouvre toi.
    — Cesse d'entrer dans ma tête, Stanley.
    — Cesse de jouer la coquille vide, Atze. Je sais que quelque chose s'y cache. Tu existais avant Alois, ne l'oublie pas.
    — J'ai tout oublié.


— Et avant, tu faisais quoi ?

  • Qu’est-ce qui vous a poussé à rester Sédentaire ?

    C'est simple. Pour survivre, on a tous besoin de quelque chose. En général, c'est l'argent. Moi, ce dont j'ai besoin, c'est surtout ce qui me tient en vie — et ce qui me tue, ma dope. Pour avoir ce qu'on veut, il faut travailler. Moi, je n'ai ni la force ni le mental pour avoir un travail classique, alors j'ai trouvé autre chose. Ou, pour être exact, quelqu'un m'a trouvé. Ce quelqu'un, c'est le gérant d'un laboratoire de recherche qui m'a donné tout ce que je désirais, tout ce dont j'avais besoin.
    Pourquoi donc aller voir ailleurs ? Pourquoi donc aller se battre ? Pourquoi fuir mon petit confort déjà si précaire ?


  • Et ta vie, à quoi elle ressemblait, jusque là ?

    Atze est dans état second. Il vient d'atterrir dans de hautes herbes. Enfin, non, « atterrir » n'est pas le mot, il a plutôt le sentiment d'avoir jailli du sol. Bêtement, il regarde autour de lui, en tâtant le terrain du pied, s'attendant presque à trouver un trou dissimulé par les herbes. Si c'est un trip, c'est le plus bizarre qu'il ait jamais fait. Avec ce qu'il vient de s'envoyer, ça se peut, mais la sensation n'est vraiment pas la même que d'habitude. Il y a quelque chose en moins. Ou en plus. Ou quelque chose en moins et quelque chose en plus. Drôle de cocktail. Mais le plus étrange, là-dedans, c'est qu'il n'en soit pas tout bonnement mort.
    Et c'est là qu'il remarque une ombre gigantesque, qui semble provenir d'un nuage bien particulier — mais les nuages lui paraissent toujours fous quand il est défoncé. Il lève les yeux. C'est un château ? Même pas un nuage en forme de château, mais une espèce de château flottant, bien solide. Atze se tâte le crâne, se frotte les yeux, secoue la tête un bon coup. Il relève les yeux, ça n'a pas bougé. Non, décidément, il y a un truc pas clair. C'est vrai qu'il n'avait jamais ingurgité autant de produits différents d'un coup, jusque là — parce que jusque là, il n'avait jamais cherché à mourir, mais il n'avait jamais entendu parler d'un trip pareil, si lent, si immobile, et pourtant si délirant.

    Dans cet état d'incrédulité, il décide d'aller explorer ce monde de délire. Il avance avec précaution, en direction du château. Il se demande où il est, en fait, qui il croise, s'il n'a pas l'air bizarre, à faire des gestes pour écarter des herbes inexistantes. Est-ce qu'en fait, il vient de passer la porte de la cave ? Ou celle de la sortie ? Il commence à sourire. Il se sent comme un aveugle, un aveugle qui verrait mais n'aurait pas la bonne image sous les yeux. Au bout de quelques instants, il voit une forme, peut-être de bâtiment, une forme très lointaine, très floue. Il hallucine complètement. Le soleil l'éblouit. Il décide d'y aller, ne comprenant plus rien.

    Il marche. Il marche. Le trajet lui semble trop long, ce n'est vraiment pas normal. Il a soif, il transpire, il a mal au coeur. Il avance, mais ses jambes n'arrivent plus à le porter, elles fatiguent, vont bientôt lâcher. Lâchent. Ses réflexes trop lents ne lui permettent pas de se rattraper avec les mains. Il tombe sur les genoux, avançant donc les bras dans sa chute, mais il ne parvient qu'à les racler par terre avant de s'affaler dessus. Je suis définitivement une loque.
    Il n'a pas la force de tenter quoique ce soit pour se relever, il espère que la mort va venir, finalement. Il a l'impression que ce trip incroyable dure depuis des heures. Et voilà qu'il ressent les symptômes d'une crise de manque, alors qu'il est défoncé, en plein délire. Comment c'est possible ? C'était peut-être son dernier shoot, peut-être que quand on meurt, on vit la chose différemment. Un truc mémorable, mais dont on ne sera plus là se rappeler. Il reste allongé là, tremblant, assoiffé, mal en point. En même temps, la douleur est plus modérée que d'habitude. Ce qu'il ressent, là, c'est presque comme après un effort physique très éprouvant, une course d'endurance, quelque chose comme ça, mais accompagnée d'une bonne fièvre et, surtout, bizarrement, d'une violente envie de chialer.

    Et voilà qu'au bout de minutes interminables, il voit deux pieds se poser sous son nez, alors qu'il est écroulé par terre dans une position grotesque. Une main se tend, l'aide à se relever. C'est douloureux, difficile, mais il tient debout. Son sauveur lui sourit et se présente, il a la quarantaine, des cheveux châtains et de grosses binocles : « Bonjour, je m'appelle Stanley et, vous, vous m'avez l'air d'un nouveau venu, ou d'un paumé. » Il dit ça d'un sourire aimable, pas condescendant. Atze est effectivement paumé, c'est d'ailleurs ce qu'il lui répond. Le type l'invite à le suivre, ils se retrouvent dans une sorte d'appartement plein pied, où il le fait s'asseoir à la petite table ronde du salon. Il s'affaire à la cuisine et revient avec une tasse d'un liquide chaud et ambré, sans doute du thé. Atze a des tas de questions à poser. D'abord : qu'est-ce que tu fous dans mon trip ? Mais ce serait mal poli. Il se contente d'un : « Je ne comprends pas... »
    Stanley lui sourit en hochant doucement la tête.
    « Bien sûr que non. Je vous expliquerai tout, mais d'abord, racontez-moi votre propre histoire. Le monde d'où vous venez est si loin, pour moi. J'aime en entendre parler, en avoir des nouvelles, ça ravive de vieux souvenirs bien ternis. Mais vous, mon bonhomme, vous avez l'air mal en point. Comment en êtes-vous arrivé là ? »

    *

    Je flippe un peu, je commence à me demander si je ne suis pas mort, finalement. Pourtant, moi, j'ai jamais cru à toutes ces conneries d'enfer et de paradis, j'ai jamais cru à aucune sorte de vie après la mort. J'en veux même pas. Je voulais juste crever, moi. A quoi ça sert de mourir si on a encore une conscience, encore des regrets ? Mais c'est sûrement qu'un trip. Je persiste à le croire.
    Alors, comment j'en suis arrivé là ? Dis-moi, Stanley, tu veux vraiment le savoir ? Je me dis que si c'est un trip, autant continuer et jouer le jeu. Alors, je me lance, je lui raconte ma vie, tout ce qui me vient à l'esprit, depuis le début.

    Je lui explique à quel point le jour de ma naissance n'a aucun intérêt, ni pour lui, ni pour moi, ni pour mes parents. Ils n'ont pas fait exprès d'avoir un enfant, mais ils étaient tellement obsédés qu'il fallait bien qu'un accident arrive un jour. Peut-être que ma mère me voulait quand même, remarque, mais je pense qu'elle avait plutôt oublié de faire renouveler sa pilule. Et elle est tombée enceinte, et je suis arrivé. Je ne peux pas savoir comment ils étaient avec moi, à l'époque, mais je pense qu'ils étaient du genre gagas, une fois qu'ils m'ont eu.
    Ce dont je suis sûr, c'est que ces gens étaient débordant d'affection l'un pour l'autre, tellement que l'un de mes premiers souvenirs, c'est ma mère sur la table, jambe écartées, mon père entre elles. Ils ne s'étaient pas attendus à ce que je me lève si tôt — est-ce qu'ils faisaient ça tous les jours, sur la table où je prenais mon petit déjeuner ? C'est répugnant. Cette fois là, je devais avoir quatre ans. Bien sûr, dans les années qui ont suivi, je les ai surpris en plein acte plus de fois que tous les gamins de mon école réunis, à mon avis. C'est devenu une situation banale : je m'éclipsais, les laissant s'amuser en faisant semblant de ne pas exister. Mais cette fois-là m'a marqué. J'étais tout petit, je n'ai bien sûr pas compris ce qu'ils faisaient.
    Bref, mes parents s'aimaient, j'avais au moins cette chance. Ils s'aimaient un peu trop devant moi, ils s'aimaient plus qu'ils ne m'aimaient moi, mais on s'habitue à tout. L'ambiance à la maison était toujours très détendue.
    Ils s'intéressaient quand même un peu à moi, à mes petits exploits. Mes bonnes notes les enchantaient. J'avais des capacités, et eux les moyens de me payer un bon collège privé à Stuttgart, où on habitait. Ils n'étaient pas des bourgeois — on vivait dans une petite maison classique — mais gagnaient bien leur vie. Ma mère travaillait dans une galerie d'art, ce n'est pas elle qui ramenait le plus d'argent, mais mon père était ingénieur du son et travaillait pour des émissions télévisées. Ils se payaient un voyage par an, souvent en Asie, durant les périodes scolaires. Moi, j'allais alors vivre chez ma grand-mère pendant ce temps, un à deux mois. Ca me changeait, mais ça devenait vite ennuyeux. Je n'avais jamais le droit de traîner après les cours, lorsque j'étais chez elle.

    Au collège, je me sentais différent et ne m'intégrait pas vraiment, de toute façon. Les parents de la plupart des gamins travaillaient dans les affaires, le commerce, ce que j'appelais des trucs sérieux. A côté de ceux-là, la vie de mes parents me semblaient totalement décousue et, moi, je faisais partie de ce monde-là, pas du monde sérieux.
    C'est en quatrième que j'ai rencontré mes premiers amis. Alison et Alois, des faux jumeaux. Le garçon était dans ma classe, pas Alison, mais les deux ne se quittaient pas en dehors des cours. Comme j'étais proche d'Alois, Alison est automatiquement devenue mon amie. Eux aussi avaient des parents très peu présents, mais vraiment blindés de thunes. Ils se retrouvaient souvent seuls, avec quelqu'un qui passait tous les jours à la maison mais qui ne surveillait pas leurs moindres fais et gestes. Ils organisaient donc souvent de petites fêtes clandestines, auxquelles j'allais avec l'accord de mes parents, en faisant le mur lorsque ma grand-mère m'hébergeait.
    La première fois que je n'ai pas réussi à rentrer en douce tellement j'étais bourré, ma grand-mère a piqué une crise. Je suis arrivé à dix heures du matin, avec une gueule de bois évidente et une certaine mauvaise humeur. C'était dimanche, merde, elle allait quand même pas m'engueuler. Mon père est venu me chercher à onze heures, après que ma grand-mère m'ait fait la morale, mais lui en a presque rigolé. Il a quand même dit que j'étais un peu jeune et que ce n'était pas de mon âge, de me cuiter. Une fois, comme ça, ça passait, mais je devais éviter que ça se reproduise. En fait, il voulait surtout que je ne le fasse pas devant sa mère, mais il ne me l'a pas dit comme ça.

    Lors du voyage suivant de mes parents — j'étais en troisième —, j'ai donc accepté de rester sagement chez ma grand-mère quand Alois m'invitait à une fête. Deux mois d'abstinence, et Alois et Alison qui me racontaient les folies qu'ils avaient faites le weekend, ça me saoulait trop. Après la libération, mon père m'a permis d'aller faire la fête. J'ai pu tester ce dont les autres m'avaient parlé : les joints. Pendant ma courte absence, c'était devenu la folie. J'ai adoré, les soirées étaient plus drôles qu'avant, mais plus posées pourtant.
    La troisième de ces soirées fut la meilleure : j'étais complètement apaisé, Alois aussi. Je lui ai dit que je le trouvais beau. Il l'était, avec ses cheveux d'un blond très clairs et ses yeux couleur du ciel — vraiment, car parfois, ils étaient bleus, d'autres fois, ils semblaient gris. Lui et moi, on était le jour et la nuit. Il avait encore un visage enfantin, mais vraiment beau. Moi, j'étais assez grand, j'avais les cheveux noirs, et un visage plus fin, plus mature. Mes yeux étaient clairs comme les siens, mais beaucoup plus froids. Finalement, Alois m'a dit que lui aussi me trouvait beau et que, d'ailleurs, je lui plaisais. Je n'y avais jamais vraiment pensé sous cet angle, mais à ce moment-là, ça m'a paru naturel. On s'est embrassé, c'était la première fois pour nous deux.
    Plus tard, quand on parlait, allongés sur son lit un après-midi, dans les bras l'un de l'autre, il m'a avoué qu'il n'avait jamais été attiré par les filles, et qu'il en avait rejeté plus d'une. Peut-être que c'était parce que les filles lui faisaient penser à sa soeur, qui était tellement proche de lui, qu'il ne pouvait se résoudre à en toucher une. Moi aussi, je lui ai dit ce que je ressentais. A voir mes parents se tripoter tout le temps, je n'arrivais pas à trouver les femmes attirantes. Belles, oui, mais de loin. Le sexe avec une femme, ça me paraissait sale. J'ai un peu menti : jusque là, le sexe me paraissait sale tout court. Mon père me répugnait aussi, lorsqu'il s'excitait comme un animal sur ma mère. Mais Alois n'avait rien à voir avec lui, il était jeune, beau, doux. Et moi non plus, je ne serai jamais un animal. J'en suis vite tombé fou amoureux. Une semaine après cette conversation, je lui ai dit que je l'aimais vraiment, lui aussi. Ce soir-là, un peu partis à cause de l'alcool et des joints, on a couché ensemble pour la première fois. On avait pris toutes les précautions nécessaires. On était allé faire nos emplettes, assez gênés de ce qu'on achetait, se demandant si le caissier n'allait pas nous regarder bizarrement. Alois était super timide, en plus, je le trouvais adorable. Plus tard, on découvrirait que les caissiers en voyaient bien d'autres, et nous aussi, on leur deviendrait indifférents.

    Alois et Alison eurent leur propre appartement à partir du lycée. De nouveaux amusements sont arrivés, avec les nouveaux amis d'Alison : le LSD, le valium, les petits cachets en tout genre qu'ils se procuraient on ne savait comment. Alois et moi, on était entré dans le même lycée, Alison avait des résultats trop faibles. On l'ignorait, mais elle s'était déjà avancée plus loin que nous sur le chemin de la drogue, et ces comprimés, il y a plusieurs mois qu'elle en prenait. Le jour où elle a ramené ses copains, j'ai fait mon premier trip. Un bon trip, vraiment génial. Je ne voyais pas ce qui pouvait être dangereux là-dedans. Un mois plus tard, c'est l'ecstasy qui a fait son apparition à leurs petites fêtes. Ca, c'était dément. Mes sens exacerbés, une sensation de légèreté, le bonheur. Au bout d'un moment, la musique a commencé à m'agresser, alors Alois et moi on est allés s'enfermer dans sa chambre. Après avoir viré les squatteurs, on a fait l'amour comme jamais, j'ai décidé que rien ne comptait plus qu'Alois, rien ne pouvait m'apporter autant de bonheur que de le voir, de le toucher. Les pupilles comme des soucoupes, il m'a dit ces choses que je pensais. Décidément, on était sur la même longueur d'ondes. La descente a été difficile pour nous deux, mais on était dans les bras l'un de l'autre. On disait des choses effrayantes, complètement déprimés. Qu'on mourrait ensemble, tout ça.
    Puis, évidemment, tout a basculé. Progressivement. Alison prenait de l'ecsta souvent, fumait des joints tous les jours. Ses potes lui ont dit que pour les descentes difficiles, ils avaient le remède — Alison déprimait pendant plusieurs jours à chaque fois, et c'est pour ça qu'elle reprenait des trucs derrière. Le petit copain d'Alison, Uwe, était un vrai toxico. A l'époque, on trouvait ça classe, sans vouloir en faire autant. C'était un type vraiment bien et il aimait Alison. Mais ce type vraiment bien a engagé Alison sur le chemin de l'enfer. L'héroïne.

    Tout est allé très vite. Alois, Alison et moi, on avait dans les seize ans. Eux allaient les avoir, moi je les avais eus en février. Alison est vite devenue accro, et son frère et moi, on ne savait pas comment l'arrêter. Elle n'avait pas de dépendance physique, alors il fallait seulement lui faire entendre raison. Mais Uwe la poussait dans l'autre sens. Alois ne voulait pas entendre parler de ses parents, il aurait fallu tout dire, ou Alison nous aurait balancés. Un jour où il a quand même évoqué cette possibilité, Uwe l'a frappé. J'ai frappé derrière, complètement défoncé, sans sentir ma force. Je lui ai cassé le nez. Après ça, évidemment, il ne voulait plus nous voir, et Alison a pris son parti. Elle passait de moins en moins de temps à l'appartement, vivant quasiment chez Uwe. Quand Alois la voyait, il m'appelait après pour me dire que ça avait empiré. La dépendance physique était finalement arrivée, Alison était une junkie. Alois et moi, on a décidé de ne plus toucher à rien.

    Ca n'a pas duré. Il y a eu une grosse soirée, quelques semaines après. L'héro y a circulé, et Alois, bourré, a accepté d'essayer. Un type qui avait le béguin pour lui, que je détestais donc par principe, l'a piqué sous mes yeux, ignorant mes protestations. Je ne pouvais pas lâcher Alois, sinon ce gars me le prendrait, mais je lui en voulais. La semaine suivante, alors qu'il m'avait dit qu'il ne recommencerait pas, il en a de nouveau eu envie. Il m'a dit d'essayer avec lui, juste une fois. Il voulait qu'on soit dans le même état, complètement en accord. Il m'a décrit le bien-être qu'il avait ressenti, m'a dit que ça ne pouvait pas faire de mal, une fois de temps en temps. Au moins une fois. J'ai accepté.

    C'est comme ça. C'est toujours comme ça que ça commence. On se croit plus forts, plus résistants. On pense que notre volonté et notre intelligence nous permettront de rester raisonnables, pas comme ces loques de toxicos. On se trompait. Je n'ai pas envie d'aller plus loin dans les détails. Oh, oui, l'héro c'était merveilleux, au début. Alois et moi, on était super attachés l'un à l'autre. Chacun faisait sa piqûre à l'autre, c'était comme se passer l'alliance au doigt. On en riait. On était des fixers, mais différents des autres. C'est toujours ce qu'on croit.
    Inutile, donc, d'aller plus loin dans les détails. L'agressivité et l'égoïsme propre aux héroïnomanes nous ont rattrapés, on s'engueulait parfois, à propos de tout et de rien, à propos de l'héro. On n'a jamais été malade, parce qu'Alois, comme Alison, avaient les moyens de se fournir le matos le plus clean possible. Parfois, lors de nos engueulades, Alois me traitait de profiteur, d'exploiteur. Il allait jusqu'à dire que je mentais sur mes sentiments pour qu'il me paye de l'héro. Bref, le quotidien des toxicos. Le pire, ce fut en été, du coup, nos résultats scolaires n'avaient pas eu le temps de chuter significativement comme ceux d'Alison, pour qui ses parents s'inquiétaient. Les miens, ils ne voyaient rien. Au mieux, ils pensaient que je fumais des joints, mais eux aussi, alors ils ne me le reprochaient pas. Cette année là, pendant leur voyage annuel, ils m'avaient donné le droit de vivre chez Alois. Ils n'avaient absolument pas peur.
    Cet été là, avec Alois, on était sortis en ville et on a décidé de se faire notre fix du soir — c'était devenu quotidien — dans les toilettes d'un bar. On avait la flemme de repasser chez lui, alors on est allé au supermarché du coin. Du jus de citron, un lot de cuillères à café. Il n'aurait manqué que le briquet pour qu'on affiche clairement ce à quoi allaient nous servir nos emplettes. Le caissier, cette fois, nous a en effet regardé du coin de l'oeil, mais on n'en avait rien à faire.

    Après la rentrée, nos notes en baisse ne sont pas passées inaperçues. Alois s'est fait choper par ses parents, surtout à cause d'Alison qui était dans un état lamentable. Ils ont entrepris une cure de désintoxication, et moi j'ai essayé de faire de même, tout seul. J'ai dit à mes parents que j'étais malade, je me suis enfermé dans ma chambre. Le deuxième jour, je devenais fou. J'ai appelé Alois, pour savoir où il en était, s'il pouvait me dépanner de l'héro ou au moins des médocs. je n'avais absolument rien, si ce n'est la plaquette de somnifères de ma mère que je lui avais piquée. Ca ne suffisait pas, j'avais besoin d'un fix. Alois m'a dit qu'il s'était sauvé, qu'il était dans la rue et qu'il venait d'acheter un gramme à notre revendeur habituel. Je suis sorti de chez moi sans rien dire à mes parents et je l'ai rejoint. Il est venu squatter à la maison un bon moment, puis Alison, apparemment clean, l'a convaincu de revenir dans leur appartement. Au bout de deux semaines, c'était reparti comme avant, et les parents des jumeaux s'étaient de nouveau absentés. Les miens partiraient pour leur voyage annuel en mars, et j'ai dit à Alois qu'on se ferait notre désintox chez moi à ce moment-là.
    A la fin du trimestre, mon bulletin scolaire est arrivé à la maison. Mes parents ne se sont pas énervés. Ils m'ont dit de faire attention, de travailler plus, si je voulais réussir dans la vie. Eux, c'est vrai, avaient réussi. Je leur ai promis de faire plus d'effort, leur expliquant que j'essayais vraiment, mais que le niveau de ce lycée était élevé. Ils m'ont cru. J'aurais préféré qu'ils découvrent tout. Qu'ils cherchent, au moins.

    Finalement, notre quotidien de toxicos est donc resté le même, jusqu'en mars. Mes parents sont partis, Alois est venu. On s'était procuré des médicaments pour tenir pendant le temps de notre désintoxication. Alison, elle, avait fugué, sûrement chez Uwe. On ne l'avait pas vue depuis deux semaines et Alois a dit avec raison qu'on ne pourrait rien faire pour elle tant que nous-même — lui en tout cas — ne nous serions pas débarrassés de notre addiction au poison. On avait des provisions de médocs et de nourriture, celle qui passait encore, et on était vraiment motivés. On a fait une rechute le deuxième jour, on a réessayé, on a réussi. On le croyait. Au bout d'une semaine, le poison semblait s'être évaporé de notre corps — je vous épargnerai les scènes répugnantes qui sont inévitables lors d'un sevrage. On a essayé de mener notre petite vie, puis de retrouver Alison. Alois et moi, on vivait ensemble chez mes parents, on retournait en cours et on faisait nos devoirs. Ce n'était pas arrivé depuis longtemps, on était sur la bonne voie.
    On a finalement retrouvé Alison. Pas pendue au bras d'Uwe, mais d'un type inconnu de nous, d'au moins vingt-cinq ans, qui devait peser quarante-cinq kilos pour un mètre quatre-vingt et qui faisait vraiment peur à voir. C'était un revendeur. Alison lui dépannait le fric dont il avait parfois besoin. Elle était au bout du rouleau et se faisait exploiter par ce type. On a renoué le contact et, au bout d'une semaine et demie, elle a consenti à essayer de se désintoxiquer. On l'a fait venir chez moi. Alois et moi allions prendre soin d'elle, la sauver de cette merde, et on redeviendrait de bons potes, simplement, comme tous ces jeunes du lycée. Eux qui nous avaient autrefois paru inférieurs à nous, avec leurs manières de coincés, étaient devenus notre idéal commun.
    Pour Alison, ce fut un échec. On avait des cours à ce moment-là et on ne pouvait pas la surveiller continuellement. On l'avait enfermée, on lui avait pris son téléphone. Mais elle s'était sauvée par la fenêtre du premier étage, à l'aide de draps attachés. Un vrai film.
    Le soir, on ne l'a pas vue. Elle s'est pointée le lendemain vers six heures du matin, frappant à la porte sans cérémonie. Je suis allé lui ouvrir, de bonne humeur malgré l'heure matinale — Alois et moi n'avions presque pas eu de rapports sexuels les mois précédent notre sevrage, et c'était le bonheur de le retrouver. Elle était complètement défoncée, mais ravie. Elle est entrée, a posé sur la table basse du salon un sac à dos qui, apparemment, n'était pas le sien, et je suis allé tirer Alois du lit. Quand on est revenu au salon, elle avait ouvert le sac, déballant du matos de fixer et, surtout, un gros paquet d'héro. Elle l'avait fauché à son mec dealeur. Une grosse dispute a éclaté : Alison voulait en garder et en revendre un peu, Alois voulait se faire juste un petit shoot, et moi je flippais parce que, à l'instant même, il y avait de quoi nous mettre en prison juste sous mon nez, dans la maison de mes parents. A la fin, quand on s'est calmé, on s'est piqué, Alois et moi. Et c'était reparti.

    Après le retour de mes parents, je retournais vivre chez Alois deux jours sur trois, mais on avait peur que le revendeur à qui Alison avait piqué sa came ne se pointe. Il ne connaissait pas l'adresse, selon elle, mais ce n'était pas dur à trouver — tout le monde avait des contacts. Finalement, je ne saurai jamais s'il a trouvé l'adresse.

    On a organisé une soirée monstre pour le double anniversaire des jumeaux. Leurs dix-sept ans. Du monde, à boire, et beaucoup de substances en tout genre. On avait eu notre dose quotidienne, mais ça ne nous empêchait pas de prendre d'autres trucs. On s'éclatait, et là, un cri. Alison.
    Alison criait, hurlait. J'ai pensé qu'elle faisait un bad trip, ensuite, j'ai cru en faire un moi aussi, c'était impossible. Alois était étendu sur le sol de la salle de bain, une seringue dans le bras, blanc et les lèvres bleues. Il avait les yeux fermés, j'avais encore un espoir. Après tout, ça m'était déjà arrivé de rester inconscient deux heures, comme ça. Mais Alois ne dormait pas. J'ai hurlé qu'on appelle une ambulance, mais la plupart des gens se sont tirés vite fait. Alison a téléphoné, sans préciser qu'il s'agissait d'une overdose de peur qu'on fasse moins d'efforts pour un drogué. Moi, je secouais Alois comme un fou, les larmes ne voulaient pas tomber. Elles me brûlaient de partout, de l'intérieur. Remontaient dans ma gorge. Finalement, je vomis effectivement, mais pas des larmes, par-dessus le rebord de la baignoire. Les larmes commencent à venir. J'arrache la seringue du bras d'Alois. Je veux m'injecter ce qui y reste, avec un peu de son sang, je le veux absolument. C'est la seule chose que je trouve à faire : m'injecter le sang d'Alois, et le hot shot, la dose mortelle. Évidemment, il n'y en a pas assez pour ça. Je passe au moins dix minutes, comme fou, à prendre une autre seringue, faire ma préparation, j'y ajoute celle d'Alois. J'entends les ambulanciers. Alison descend les accueillir à toute vitesse. Moi, j'embrasse Alois une dernière fois, je chope tous les cachets que je trouve et je vais me planquer dans la cave de l'immeuble, le temps que les ambulanciers montent. J'avale tous les cachets que je viens de trouver, rien que ce cocktail est sûrement mortel. Avant qu'ils fassent effets, je m'injecte ma dernière dose d'héroïne. Il y en a presque pour un gramme là-dedans, je vais mourir, c'est sûr. C'est ce que je veux. Je trouve une veine malgré mes tremblements, fait remonter mon sang dans la seringue : il se mélange au sang d'Alois. Je trouve ça magnifique, vraiment beau. Je me mets à pleurer et j'injecte le tout.

    *


    Et c'est comme ça qu'Atze s'est retrouvé ici, nulle part, ici à Nulle Part. Il a cru planer d'abord, mais atterri ici, toutes les drogues qu'il venait de prendre n'avaient plus aucun effet. Parce que ce n'était plus vraiment le même corps. Son corps était mort, bien qu'il ne le sache pas. Son corps n'a été retrouvé que deux semaines plus tard dans la cave de cet immeuble maudit, et n'a pas été identifié tout de suite. Il avait été perdu assez longtemps pour arriver ici.
    S'il a cru ressentir une crise de manque à son arrivée ici, elle n'était que psychologique et, surtout, il l'a confondue avec le chagrin. Son chagrin si douloureux pour la perte d'un être qu'il aimait si passionnément lui a semblé insupportable et, lorsqu'il a eu fini de raconter son histoire à Stanley, il s'est évanoui de douleur.

    Voilà un an, un an pour ici, peut-être pas pour le monde d'où il vient, qu'il est arrivé. Maintenant, il vit aux crochets de Stanley, ce pharmacien qui l'a recueilli. Cet homme aime les expériences, il aime aussi Atze. Atze, nourri, logé, blanchi, fourni en substitut de sa drogue, travaille pour lui en tant que cobaye. Stanley lui concocte des cocktails spéciaux pour le faire décrocher en douceur. Ce n'est plus une urgence, ici, lui dit-il. Il a bien assez souffert et doit y aller doucement. Atze se dit parfois que ce gars veut peut-être le garder dépendant pour continuer à l'utiliser, mais ça lui est égal.
    Tout lui est égal. Mourir pour de bon, rester en vie, se sevrer, rester un junkie. Il s'en fout. Il est perdu de toute façon. Perdu dans ce monde où il n'existe pas d'Alois, perdu sans personne à aimer comme il aimait Alois. Il n'y a pas de substitut pour Alois. Heureusement, il y en a un pour l'héroïne.


V O U S


  • Pseudo : Kenny.
  • Âge : 19.
  • Depuis quand faites-vous du rp ? Trois ans.
  • Disponibilité : Pas beaucoup ._.
  • Avez-vous lu le règlement ? Done ! Il était bon au moins ? Toutàfait ♥.


Dernière édition par Atze le Mar 6 Sep - 14:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 11:48

Fiche terminée 8D
Comment ça il était temps ? ._.

C'est pas fameux mais si je veux RP, hein, il fallait bien finir >w<
J'espère que c'est bon.
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Destin
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 13:08

J'ai lâché un espèce de gros jurons en te voyant poster ici et...
Ben, évidemment, tu es validé et je suis toute gnih ♥

edit ; pense à passer jeter un coup d'œil à l'event ! ♥
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 13:13

hihi ♥

Oui mais je pars une semaine dès demain ;O; J'suis pas sûre de pouvoir participer à l'event du coup ;_;
Ca s'arrête quand ?


Dernière édition par Atze A. Lukas le Mar 5 Juil - 13:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 13:16

J'ai juste adoré ton histoire !!! Elle est géniale !!!
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Atze
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 13:28

Oow ♥ Merci :3
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Destin
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 13:55

J'ai pas fixé de date pour le moment, je pense que ça s'étendra jusqu'à clôture des topics \o\
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Atze
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Mar 5 Juil - 14:04

Biooon ben je vais tenter ♥
Peut pas y a voir un topic commun sinon ? Comme ça pas grave si je peux pas répondre D8 x)
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Pendragon
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   Sam 9 Juil - 18:08

Atze ! Enfin ! *Saute dessus et poke*
Longue attente mais ça valait le coup !
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MessageSujet: Re: Atze A. Lukas • Pas loin.   

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Atze A. Lukas • Pas loin.
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